• Chapitre 23

    CHAPITRE 23

     

    Nous devions partir très rapidement, nous n’avions pas le choix. Les pompiers arrivaient et nous nous sommes tous donnés rendez-vous chez la grand-mère de Lize.

    Christopher est parti chercher la voiture qu’il avait garé plus loin à l’abri des regards. A son arrivée Soren s’est installé à l’avant nous laissant Lize et moi nous installer à l’arrière. Edwald était parti avec ma mère et mon oncle.

    Je prenais enfin le temps de regarder Lize, elle aussi. Nous nous étions enfin retrouvés. Elle me tenait la main et s’était blottie tout contre moi dans mes bras. J’avais enfin retrouvé la sérénité, j’avais enfin retrouvé l’amour de ma vie. Elle avait été si courageuse. Je lui caressais les cheveux, je savais que ça lui avait manqué. Elle était soulagée d’avoir réussi à me sauver. Elle avait raison plus rien ne nous séparera.

    J’étais reconnaissant à Christopher et Soren qui ont gardé le silence pendant tout le trajet nous laissant un peu d’intimité.

    Lize se posait des questions et n’arrivait pas à oublier ce qui c’était passé. Elle ne comprenait pas la puissance de l’explosion, la puissance de la lumière qui s’était échappé de nous. Ça lui faisait peur. Moi aussi je me posais des questions, je n’ai pas compris ce qui nous arrivait. Comment cela était-il possible ?

    Je voulais parler avec Lize mais pas devant Soren et Christopher alors tout naturellement c’est avec la pensée que j’ai commencé la discution.

    Je suis tellement heureux de pouvoir te prendre dans mes bras

    Ma princesse

    Oh Max ! Je t’aime tellement.

    J’ai vraiment cru que je n’allais plus jamais te revoir.

    Même si j’ai eu peur je ne t’aurais pas laisser tomber

    Je serais venue te chercher.

    Tu n’aurais pas dû prendre autant de risque, ma princesse.

    Tu les aurais pris pour me sauver.

    Nous sommes liés mon amour.

    Notre destin est de ne jamais être séparé.

    Et pourtant il faudra reprendre notre vie

    Toi chez tes parents, le lycée.

    Et attendre le 21 juin.

    Je sais.

    Mais s’il te plait n’y pensons pas pour l’instant.

    Je viens juste de te retrouver.

     

    C’est sur cette dernière pensée que nous avons parcouru le reste du chemin. Lize pensait très fort à sa grand-mère qui devait s’inquiéter pour elle.

    Je voyais ma mère et à ses côtés la gardienne Margareth. Elles se tenaient devant la maison. Tess les accompagnait. Lize avait les yeux sur sa grand-mère. Dès que la voiture s’est arrêtée, elle est descendue en me tenant la main. Mais lorsque la vieille dame lui a tendu les bras, elle a couru pour s’y réfugier. Je ne pouvais pas lui en vouloir je savais qu’elles s’aimaient profondément.

    Tess avait un comportement étrange, elle pleurait et riait, tout en même temps. Elle a couru dans les bras de Soren. J’étais heureux que cela se passe bien pour eux. Je ne me voyais pas expliquer à Tess pourquoi nous ne ramenions par Soren. J’en frémissais rien que d’y penser.

    Je me suis approché de ma mère et me suis incliné devant elle. Son regard était rempli de tendresse, elle m’a caressé le visage et m’a embrassé tendrement. Elle m’avait tellement manqué.

    Je me suis avancé pour pouvoir entrer dans la maison. J’ai retrouvé Lize et nos mains se sont jointes de nouveau.

    Dans le salon il y avait déjà Aldaron et Edwald. Ils nous ont dit qu’ils attendaient d’un moment à l’autre Gus pour pouvoir faire le bilan de la journée et faire le résumé de la situation. Mais il se faisait attendre alors la gardienne Margareth nous a proposé d’aller nous changer. C’est vrai que je rêvais de prendre une douche. Soren avait apporté quelques uns de mes vêtements. Toujours aussi attentif et prévoyant.

    Les garçons m’ont laissé passé le premier pas seulement parce que j’étais le prince mais parce qu’il savait ce que j’avais subi. Elle a eu un effet bénéfique mais je me pressais car ce n’était pas le moment de flâner. Nous avions déjà de la chance que la maison possède deux salles de bain.

    Lorsque nous sommes retournés au ré de chaussée nous avons vu que Gus était arrivé. Il avait le visage fermé et il était si triste. Il était arrivé quelque chose à sa meute j’en étais certain. Je me suis installé sur le canapé avec Lize. Tess et Soren était assis ensemble. Mon oncle Aldaron était resté debout un peu à l’écart, il était avec Christopher. La grand-mère de Lize ainsi que ma mère étaient assises sur l’autre canapé. Gus était enfoncé dans un fauteuil, il fixait le sol.

    -          - Quelles sont les nouvelles Gus ? demanda ma mère.

    -          - Nous avons perdu deux membres de la meute et un autre est blessé. J’aimerai retourner là-bas très rapidement, c’est ma compagne qui est blessée et j’aimerais retourner à ses côtés. Je voudrais demander au gardien s’il voudrait m’accompagner pour la soigner.

    -          - Bien sûr, lui dit Christopher. C’est mon rôle et je resterais aussi longtemps qu’il le faudra. Etant donné que dans cette maison il y a un autre gardien je pars l’esprit tranquille, elle soignera la blessure légère du frère de la reine.

    -          - Merci.

    -          - Gus, je suis vraiment désolée pour vos amis, et j’espère que votre compagne s’en sortira. Est-ce que je peux savoir comment ils ont péris ? lui demanda Lize d’un air inquiet.

    -          - Les ombres se sont acharnées sur nous, pour eux nous étions les plus vulnérables. Elles les ont bousculés et poussés jusqu’à ce qu’ils fassent une chute mortelle. Si elles s’étaient transformées en démon nous aurions eu une chance d’en tuer quelques uns. Hélas, ils sont restés sous leur apparence de fantôme noir. Je voulais en profiter pour te remercier Aldaron pour t’être mis devant une ombre afin de me sauver. J’espère que ta blessure n’est pas trop grave.

    -          - Non, elle est superficielle. Mais tu n’as pas à me remercier. Vous êtes venus à notre aide pour sauver le prince et nous devions vous protéger. Nous aurions tellement voulu en faire plus mais nous n’étions pas assez nombreux pour vous mettre sous la protection de nos halos de lumière.

    Lize était, malgré ce qu’elle venait d’apprendre, soulagée car elle craignait que ce soit notre lumière qui les avait tué lors de l’explosion. Nous avons appris que ma mère et Aldaron avaient repousser un peu les ombres et que tout ce qui a été fait aujourd’hui n’a pas été vu par les habitants de Divils Lake grâce à une bulle transparente qui avait été créé par les gardes positionnés tout autour du manoir.

    Edwald nous a expliqué qu’étant arrivé un peu après Soren et Lize il avait vu Evguénia se faufiler derrière elle afin de créer la surprise. Il avait senti au plus profond de lui ce qu’Evguénia était sur le point de faire et qu’elle n’hésiterait pas à transpercer la gorge de sa supposée rivale. Il a préféré agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Je lui ai dit que je lui serais éternellement reconnaissant d’avoir sauver Lize et c’est la réalité, je n’aurais pas pu survivre sans elle.

    J’ai senti le besoin de leur raconter ce que j’avais subi depuis mon enlèvement. Ma crainte et ma joie lorsque j’ai senti qu’ils étaient là. Mais Evguénia avait entendu les loups et elle est sortie de la cellule. Je n’avais aucun moyen de savoir où elle était alors j’avais fait le choix de ne pas essayer de communiquer avec Lize. J’essayais seulement de me concentrer sur sa présence jusqu’au moment où je l’ai vu franchir la porte. Une seconde plus tard elle avait un couteau pointé sur le cou.

    Bien évidemment ils ont enfin posé la question qui leur brûlait les lèvres. D’où venait la puissante lumière qui a tout détruit sur son passage ? Lize et moi leur avons expliqué que c’est arrivé lorsque nous nous étions enfin retrouvés dans les bras l’un de l’autre. Nous avons ressenti un tel bonheur que nos sentiments ont pris beaucoup d’ampleur.

    Je voyais tous les visages braqués sur nous d’un air stupéfait et il a été décidé qu’il faudrait en reparler très prochainement. Je savais que dans mon monde personne n’avait jamais eu une telle puissance et qu’ils se posaient beaucoup de questions. Une chose était sûre nous faisions le bien vu que notre lumière était blanche. Nous serions passé du côté du mal cela aurait été quelque chose de plus sombre, beaucoup plus sombre.

    Gus et Christopher ont décidé de partir rapidement afin de rejoindre au plus vite la meute. Ils savaient aussi que si j’étais libre, je n’étais pas sauver pour autant et que nous nous reverrons très bientôt.

    La grand-mère de Lize nous regardait. Elle l’a fait pendant toute la soirée. Etait-elle en train de nous juger ? Je n’en savais rien. Elle n’a pas parlé depuis notre retour et paraissait tellement fatiguée. Je comprenais l’angoisse que lui avait procuré cette journée ; Elle a tellement eu peur de perdre sa petite fille. Je me demandais si elle m’en voulait, si elle en voulait à ma mère, si elle me croyait sincère par rapport à mes sentiments pour Lize. Mais lorsqu’elle a souri à Lize je me suis senti rassuré, j’ai su qu’elle avait accepté et compris notre amour l’un pour l’autre.

    Elle se leva et nous souhaita une bonne nuit avant de quitter la pièce et de rejoindre sa chambre. Ma mère et Aldaron sont partis à leur tour et je me suis aperçu qu’Edwald avait dû quitter la pièce depuis un moment déjà. Nous sommes restés là sans rien dire, Lise, moi, Soren et Tess, tous les quatre nous restions silencieux. Nous étions dans nos bulles savourant le fait que nous étions avec celui ou celle que nous aimions.

    Au bout d’un certain temps Soren et Tess ont quitté la pièce. Il ne restait plus que Lize et moi. Enfin seuls. Lize n’avait pas envie de me quitter je le sentais à la façon dont elle se blotissait contre moi et dont elle s’agrippait légèrement à moi. Elle savait qu’il m’était impossible de la laisser même pour une minute. Et c’est tout naturellement que nous nous sommes allongés sur le canapé.

    Lize s’est vite endormie dans mes bras bercée par le son de mon cœur qui battait au même rythme que le sien. J’étais fatigué mais je voulais encore résister un peu au sommeil afin de profiter de mon bonheur retrouvé. La sentir là contre moi, le parfum de ses cheveux, de sa peau, c’était beaucoup plus qu’un remède pour moi, c’était devenu vital.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :