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    Mon sauveur.

    *****

     

     

    -         - Lize ? Je t’en supplie réveille-toi ma princesse.

     

               J’entendais sa voix qui m’appelait  mais je n’arrivais pas encore à ouvrir les yeux. Je sentais cependant que j’étais maintenant en sécurité. Je m’étais réchauffée et j’étais dans une pièce. M’avait-il ramené chez  moi ?

               Je sentais une douce main chaude me caresser le visage et de doux baisers sur mon front.

     

    -          - Elle va bien, ne t’inquiètes pas pour elle, elle est plus forte que nous le pensions.

     

                C’était une voix que je ne connaissais pas. Je n’arrivais pas à réfléchir il me fallait dormir encore un peu.

                Combien de temps s’était écoulé depuis l’attaque des ombres, je ne pouvais le dire. On me tenait la main, j’ouvris les yeux et là je vis son doux regard fixé dans le mien. Son visage était rempli de tristesse, mais il réussit à me sourire.

     

    -          - Oh Lize ! Tu m’as fait une telle peur !

    -          - Où je suis ? Tu m’as ramenée chez moi ?

    -          - Non. Tu es dans ma maison, dans ma chambre.

    -          - Comment ? Ta chambre ?

    -          - Chut ! Ne t’énerve pas ! Je ne savais pas où t’emmener, il fallait te mettre rapidement en sécurité.

     

               Je réussis à m’assoir. J’étais sur un lit à baldaquin avec un rideau de mousseline blanc. Je jetais un rapide coup d’œil à la pièce. Elle était étonnamment claire et lumineuse. Le mobilier était simple et en bois naturel. La chambre n’était ni trop féminine, ni trop masculine. Juste ce qu’il fallait pour se sentir bien.

               Les larmes reprirent le chemin de mes joues. Il me caressa longuement les cheveux et descendit délicatement  le long de ma colonne vertébrale. Je frissonnais. Je relevais la tête et il m’embrassa avec encore plus de fougue que la première fois. Il m’embrassa dans le cou ce qui me provoqua quelques petits sursauts de plaisir.

                Puis dans un souffle il me dit à l’oreille.

     

    -          - Je t’aime ma princesse.

     

                Je m’écartais doucement de son étreinte, je voulais le regarder. J’avais peur d’avoir mal entendu.

                Il sentait que j’avais besoin de l’entendre encore.

     

    -          - Je t’aime Lize.

     

                Je continuais à le regarder, mon cœur ne savait plus s’il devait battre plus fort ou s’arrêter.

     

    -         - Je t’aime aussi.

     

                Son visage s’éclaira. Il avait l’air plus heureux que tout à l’heure.

     

    -          - Tu peux m’expliquer comment je suis arrivée ici ?

    -          - Tu t’es évanouie  dans mes bras et je t’ai transporté jusqu’ici. Nous sommes chez mon oncle Aldaron. J’habite ici avec Edwald, Soren et Evguénia.

    -          - Tes parents ?

    -          - Ma mère est restée chez nous, elle avait des obligations et mon père je ne l’ai jamais vu.

    -          - Je suis désolée.

    -         - Ce n’est rien.

     

                Maintenant que j’allais mieux je voulais qu’ils répondent à certaines de mes questions.

     

    -         - C’est toi la lumière qui fait disparaitre les ombres ?

    -          - Oui mais je ne suis pas arrivé asse vite, j’ai failli te perdre.

    -          - Comment pouvais-tu savoir que j’étais en danger ?

    -          - Je ressens tes humeurs, comme la joie, la tristesse, la peur. Mais je savais que tu avais besoin d’être un peu seul ce matin. Tu avais tellement mal, tu étais tellement triste. J’aurai voulu être à tes côtés, te réconforter. Mais tu devais surmonter la perte de ton ami seule.

    -          - Comment tu sais que j’ai perdu JD ?

    -          - J’entends très bien les conversations mais jusqu’à une certaine distance. Je suis désolé de t’avoir suivi.

    -          - On en reparlera plus tard. Continue.

    -          - Donc j’ai pensé que tu étais partie chez toi, que tu voulais être seule, tu étais tellement triste. Je n’arrivais pas à me concentrer. Lorsque j’ai ressenti ta peur je me suis précipité jusqu’ici en espérant qu’il ne soit pas trop tard.

    -          - Mais je suis là c’est ce qui compte. Est-ce que tu es un être magique comme ta boîte à musique ?

    -          - Oui on peut dire ça comme ça. Je suis plus exactement un elfe. On nous appelle aussi huldufolk ou peuple caché. Ma mère est la reine de ce peuple elle s’appelle Célébriane.

    -          - Un elfe ? Mais ce n’est pas possible. Tu te moques de moi ?

    -          - Tu sais que je te dis la vérité. Tu te le caches mais tu le sais depuis notre rencontre l’été dernier.

    -          - En parlant de l’été dernier est-ce que tu peux tout m’expliquer depuis le début ?

     

                Il s’allongea près de moi, me tendit les bras. Je me blottis contre lui.

     

    -          - Je t’ai dit tout à l’heure que je n’avais jamais vu mon père. C’est vrai cependant je sais ce qu’il est. C’est un démon qui a réussi à séduire ma mère pendant un moment de faiblesse. Je suis donc mi elfe mi démon. Mon père veut me forcer à devenir comme lui le jour de mes 18 ans. La seule chose qui peut empêcher cela c’est que je tombe éperdument amoureux d’une humaine. Ce qui est très rare pour notre peuple. Cela n’arrive qu’à quelques élus. Seulement je ne peux pas faire semblant, il faut que l’amour soit réel et dans les deux sens. Je sais que c’est elle car elle doit m’apparaître en rêve. Et le jour de mes 17 ans c’est toi qui m’es apparu nuit après nuit alors que nous n’avions aucun espoir que je sois l’un des élus. Il fallait que je te trouve, et voilà comme je suis arrivé dans ce camp de vacances. C’est également pour cela que les ombres veulent te tuer. Elles sont envoyées par mon père car tu es le seul obstacle entre lui et moi.

    -          - Est-ce que tu as utilisé la magie pour me séduire ?

    -          - Non ! Je te l’ai dit notre amour doit être sincère.

     

                Après quelques instants de silence il rajouta.

     

    -          - Il se fait tard et tes parents vont s’inquiéter de ne pas te voir rentrer.

     

                 Je ne voulais pas partir, je voulais rester dans ses bras, sentir la chaleur de son corps. Mais il avait raison je devais rentrer. Il faut que bien que je leur dise que je n’ai pas été au lycée aujourd’hui.


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