• Chapitre 30

     

    Depuis le début !

    *****

     

              Maximilien reprit la conversation sur les ombres. Il voulait m’expliquer certaines choses.

              Lorsqu’il a rêvé de moi la nuit de ses 17 ans, il fut troublé. Il ne connaissait pas ce visage, cette fille ne faisait pas partie de son peuple. Jusqu’à présent il avait vécu une enfance et une adolescence pleins d’amour, de joie et d’amusement. Déjà lui et ses trois amis étaient inséparables. Tout le monde disait qu’un jour il se marierait avec Evguénia, mais à ses yeux c’était impossible, elle était comme une sœur.

              Sa mère lui avait dit qu’un jour il trouverait celle qui lui serait destinée, qu’il le saurait au premier regard. Alors quand nuit après nuit il a vu cette belle jeune fille il a fini par en parler à sa mère. C’est là qu’elle lui parla pour la première fois de son père et de la prémonition. Cette vérité lui faisait peur. Il ne voulait pas faire le mal, il ne voulait pas suivre ce démon qu’il ne connaissait pas sous prétexte que c’était son père. Sa mère lui avoua donc ce qu’elle avait fait grâce à la magie pour lui donner une chance que la prémonition ne se fasse pas mais elle comportait quelques risques. Le premier que la jeune fille ne tombe pas amoureuse de lui, le deuxième c’est qu’elle serait en grand danger et donc qu’elle pourrait mourir. Le troisième était lier à la précédente car il y a encore une chose qui peut faire mourir un elfe c’est un très grand chagrin d’amour.

              Il me regarda histoire de juger mes réactions. Je n’arrivais pas à dire quoi que ce soit. Bien sûr j’avais encore quelques questions mais surtout je me demandais si je rêvais. Il était si triste à cet instant.

     

    -          - Comment m’as-tu trouvé ?

    -          - Par la magie.  J’ai prononcé une formule pour me montrer où tu étais. Et je t’ai vu dans ce camp d’été. Tout était très clair, le pays, la ville,… Mon oncle a tenu à m’accompagner car je ne pouvais pas débarquer comme ça dans votre monde, surtout à 17 ans. Je ne savais toujours pas comment tu t’appelais. Lorsque je suis descendu de la voiture, j’ai ressenti quelque chose. J’ai su que c’était toi qui me regardait.

    -          - Pourquoi n’as-tu pas essayé de faire connaissance avec moi ?

    -          - Mais je l’ai fait en te faisant venir à moi grâce à cette mélodie. Si tu étais bien celle qui m’était destinée tu devais entendre cette musique car elle te représente. Je ne voulais pas te brusquer, comme je te l’ai déjà dit c’est toi qui devait vouloir me parler, me rencontrer. Je ne devais pas forcer ta destinée.

    -          - Et ensuite ?

    -          - Ensuite mon oncle a fait des recherches pour savoir où tu habitais, il a acheté une maison. Je suis reparti chez moi. Ma mère ne voulait pas que je sois sans défense, elle voulait m’envoyer une partie de ses gardes. Mais je voulais me fondre dans votre monde alors j’ai proposé la présence d’Edwald, Soren et Evguénia.

    -          - J’ai rêvé de toi chaque nuit à mon retour du camp. Je ne comprenais pas.

    -          - Je sais. Je voyais tes rêves nuit après nuit.

    -          - Quoi ? Mais ….. dis-je rougissante.

    -          - D’ailleurs je te couvrais de baisers et ….

    -          - Stop ! S’il te plait !

     

              Il riait, ça faisait plaisir de le voir rire alors qu’il était si triste tout à l’heure.

     

    -          - Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ?

    -          - Ne t’inquiètes pas ma princesse, je te protégerai.

    -          - Mais je ne peux pas vivre comme cela tout le temps. Regarder toujours derrière soi, paniquer au moindre bruit ou au moindre silence. Y’a-t-il une solution ?

    -          - Tenir bon jusqu’à mes 18 ans.

    -         -  Et c’est quand ?

    -          - Au mois de juin.

    -          - Six mois ? Tant que ça !

    -          - Je suis désolée ma princesse. Mais tu peux aussi me quitter, ne plus vouloir me voir.

    -          - Non ! Ne me dis pas ça. Je ne peux plus être sans toi. Je t’aime et tu n’y changeras rien. Nous allons trouver une solution tous ensemble. Je tiendrais bon je te le jure.

     


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