• Chapitre 38

     

    Chapitre 38

    Etrange révélation.

     

     

    Après un rapide mais copieux déjeuner nous sommes allés au salon. Je sentais qu’il était gêné. Ce qu’il voulait m’apprendre le perturbait.

    -          - Qu’est-ce qu’il y a ? Je sens ta tristesse.

    -          - C’est justement de ça que je veux te parler ma princesse. Plus nous nous rapprochons, plus nous ne devenons qu’un.

    -          - C’est normal. Tous les couples le deviennent.

    -          - Tu ne comprends pas. Je suis un elfe et toi une humaine. Et ce n’est pas une image. Pour nous c’est la réalité. Tu sais déjà que je ressens tes humeurs, que je peux t’apaiser. Mais maintenant ça va être dans les deux sens. Je sais que tu as déjà ressenti ça hier soir et c’est pour ça que tu t’es réveillée. Tu as senti ma peur de te laisser seule même pour quelques instants, tu as senti le mal que les ombres me faisaient et tu t’es sentie obligé de sortir.

    -          - Si ce n’est que cela qui t’inquiète ce n’est pas grave. Je peux gérer.

    -          - Il n’y a pas que cela. Maintenant enfin depuis cette nuit tu ne fais plus qu’un avec moi. Et si mon père prend possession de mon âme tu ressentiras tout le mal que je ferai autour de moi et le plaisir que j’aurai à le faire. Tu souffriras énormément. Oh non ! Qu’est-ce que j’ai fait ? Je m’étais promis de ne pas succomber !

    -          - Mon amour, je t’aime. Et je suis sûre que c’est cela qui nous sauvera. Ta mère a fait en sorte que tu puisses t’en sortir.

    -          - Je l’espère ma princesse. Il y a autre chose que je voudrais te dire. Dans le monde des elfes ce que nous venons de faire signifie que nous sommes mari et femme.

    -          - Quoi ? Tu rigoles ? Nous sommes trop jeunes.

    -          - Pas dans mon monde. Et puis il y a une chose qui le prouve, dit-il tout bas.

    -          - Euh ! Tu me fais peur ! je vais me transformer en elfe avec de longues oreilles pointues ?

    -          - Non, me dit-il en riant. Ne t’inquiètes pas les oreilles ce n’est qu’une légende.

    Ça faisait du bien. Il avait ri.

    -          - Alors ?

    -          - Tu as dans le bas du dos un tatouage représentant la marque de la famille royale de mon peuple. Je l’ai vu sous la douche.

    -          - Quoi ? Mes parents vont me tuer !

    -          - Je suis désolé mais c’est la preuve que nous sommes mariés. Cette marque prouve à tout le monde que tu es mienne. Et que l’on a fait l’acte nuptiale.

    Je courus devant le grand miroir de l’entrée afin de voir si ce qu’il me disait était vrai. Je le vis. Il n’était pas discret. Comment je vais pouvoir cacher ça à mes parents ? Maximilien m’avait rejoint , il caressait  le tatouage du bout de ses doigts. Je l’ai regardé dans le miroir, il y avait de l’admiration et de la fierté dans son regard. Comment pourrais-je lui en vouloir ?

    -          - Est-ce que je dois savoir autre chose ?

    -          - Pas pour l’instant. Mais je ne sais pas ce qui va se passer. Je comprends au fur et à mesure de ce qui arrive. Je  ressens les choses. Je ne connais personne comme nous. De part ma naissance je suis déjà quelqu’un d’exception pour mon peuple et c’est une première dans toute l’histoire des elfes que quelqu’un comme moi soit marié avec une humaine.

    -          - Tu ne pourrais pas garder pour toi le fait que l’on soit marié ? J’ai beaucoup de mal à le concevoir alors le dire à quelqu’un….

    -          - Tu regrettes ?

    -          - Non. J’en avais peut-être encore plus envie que toi. Et c’est ma destinée de ne faire qu’un avec toi.

    -          - Il faut que je rentre. Tes parents ne vont plus tarder et je ne veux pas te mettre dans l’embarras.

    -          - Oui, ce serait gênant. Mais je ne pourrais pas non plus oublier cette nuit et ce soir tu vas me manquer.

    -          - Hummm….. Je crois que tu vas faire des rêves très intéressants.

    -          - Mais peut-être que les tiens vont me plaire puisque je suis lier à toi, lui dis-je en rougissant.

    -          - Oh ! Je n’y avais pas pensé, me dit-il en m’embrassant. Demain matin je passe te prendre comme d’habitude. Je t’aime ma princesse.

    Je passais la fin de l’après-midi à tout ranger et tout nettoyer, il ne fallait pas que mes parents soupçonnent quoi que ce soit.

    Ce soir-là après ma douche je me suis attardée devant le miroir. Je regardais ce tatouage. Cette marque ! Cette marque me disait quelque chose. Je l’avais déjà vu. Oui ça y est, c’est le même dessin que dans la boîte à musique.  Beaucoup d’émotions passaient dans ma tête. Tout d’abord la peur. La peur que mes parents le voient, la peur des conséquences que ça pourraient impliquer si on me séparait à jamais de Maximilien. Mais je m’aperçus que dans mon regard il y avait de la fierté, la même fierté que j’avais vu dans celui de Maximilien ce matin.

     


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