• Chapitre 4

     

     

    CHAPITRE  4

     

    J’étais de retour chez moi. Je me sentais vide. J’avais hâte de la revoir. Mes amis se sont doutés qu’il s’était passé quelque chose pendant mon séjour mais ils attendaient que ce soit moi qui leur en parle. Nous étions partis à travers bois comme nous avions l’habitude de le faire jusqu’à une toute petite clairière où nous nous sommes installés.

    -          - Je vais partir très bientôt. Je tenais à que ce soit moi qui vous l’apprenne.

    -          - Tu vas où ? me demanda Edwald. Si ce n’est pas indiscret.

    -          - Je retourne vivre dans l’autre monde, plus précisément aux Etats Unis. Mon oncle a acheté une maison là-bas et dès que j’aurais vu certains détails avec ma mère nous partirons.

    -          - Pourquoi ? demanda sèchement Evguénia. Il s’est passé quelque chose pendant ton voyage avec Aldaron ?

    -          - Evguénia tu oublies quelquefois que Maximilien est le futur roi de notre peuple et tu n’as aucun droit de savoir quoi que ce soit, lui dit Soren.

    -          - Ce n’est rien. Il faut de toute façon que je vous parle de certaines choses.

    Je leur ai raconté l’histoire que ma mère m’avait raconté au sujet de la prédiction. Je leur ai également parlé de cette jeune humaine qui pourrait me sauver de l’emprise de mon père. Que j’allais habiter là où elle se trouvait pour mieux faire sa connaissance.

    -          - C’est une sacré histoire Max, dit Soren à voix basse.

    -          - Je ne vois pas pourquoi tu dois aller vivre là-bas. Une humaine ? Et pourquoi elle te sauverait de ton père ? Les humains sont insignifiants et nous sont inférieurs.

    -          - Evguénia, je n’ai aucun compte à te rendre. Ce qui se passe ou se passera avec Lize ne te concerne pas. Et les humains ne sont pas insignifiants à mes yeux, ai-je été clair ?

    -          - Je suis tout à fait d’accord avec Max. Je trouve les humains fascinants. Tu as vraiment de la chance de pouvoir vivre cette expérience. Alors comme ça elle s’appelle Lize. Elle est jolie au moins.

    Evguénia n’a pas attendu de le savoir, elle a disparu très rapidement, elle était en colère.

    -          - Ne t’inquiètes pas Max, elle va s’en remettre.

    -          - Je l’espère Soren. Elle ne veut pas comprendre que je ne l’aimerais jamais comme elle le désire. Elle est seulement comme une sœur. Je lui ai déjà dit mais apparemment rien ne change. Je suis désolé notre amitié et notre groupe s’éffrite petit à petit.

    -          - Tu n’y es pour rien, me dit tristement Edwald. Il fallait bien qu’un jour ça arrive et on ne peut pas aller contre ses sentiments.

    Nous sommes rentrés silencieusement. Mes amis étaient tristes de notre future séparation. Je n’avais aucune idée sur la date de mon retour.

    J’ai rejoint ma mère à son endroit favori. Elle m’attendait. Je lui ais parlé des sentiments d’Evguénia, de la tristesse de mes amis. Moi aussi j’étais triste, je serais si loin de mon monde.

    -          - Est-ce que tu veux tout arrêter ? Tu désires rester ici ? Je ne t’en voudrais pas tu sais. Je me plierais à ta décision.

    -          - Non. Je veux rejoindre Lize. Je ne pourrais plus aller en arrière j’en souffrirais de ne pas la voir.

    -          - Es-tu sûr que ce soit elle ton âme sœur ?

    -          - Oui j’en suis certain. Je l’ai senti dans tout mon être et dans mon cœur lorsque nos regards se sont croisés. Elle a ressenti quelque chose également, elle sait que l’on est fait l’un pour l’autre mais n’en a pas encore conscience.

    -          - Tu as pris des risques pour la mélodie. A-t-elle eu l’effet que tu voulais ?

    -          - Oui. Elle a entendu la musique et elle est venue vers moi. Tu sais comme moi qu’elle seule pouvait l’entendre.

    -          - Disons que je n’étais pas certaine que ça fonctionnerait aussi bien sur une humaine. Dans notre monde oui mais là dans ton cas il va falloir te débrouiller tout seul.

    -          - Je sais. Tout ce que j’espère c’est qu’elle acceptera qui je suis.

    -          - Tu peux te débrouiller car tu comprends les humains plus que tu ne le penses. Tu as eu la même éducation qu’eux. Je l’ai fait pour de bonnes raisons, j’en suis sûre. Raconte-moi ! Comment tu trouves cette jeune fille ?

    -          - Oh maman ! Elle est si belle. Brune avec de magnifiques yeux verts. Elle me parait douce et gentille. Par contre elle était toujours seule et si triste. Elle aime lire aussi.

    -          - Tu l’aimes déjà ?

    -          - Oui.

    -          - J’ai confiance en toi. Fais attention de ne pas faire de bêtises. Dans l’autre monde il y a des choses qui n’ont pas les mêmes sens que dans le nôtre. Je voulais aussi te donner ça.

    Elle me tendait sa boîte à musique magique avec laquelle nous communiquions il y a encore un peu plus d’un an lorsque je partais plusieurs jours avec mes amis. J’avais de mon côté quelque chose de moins volumineux, c’était un petit boitier qui faisait penser à une boussole.

    -          - Mais maman tu sais bien que nous n’en avons plus besoin depuis mes 16 ans. Et puis j’ai passé l’âge d’avoir ce genre de truc pour m’endormir.

    -          - Emmène-la avec toi. Fais-moi confiance tu lui trouveras son utilité au moment venu. J’ai demandé à quelques gardes de t’accompagner afin de te protéger. Ton père essayera de te destabiliser avant tes 18 ans j’en suis certaine. Sois vigilent à son sujet et ne le sous-estime pas. Tu es en danger mais si tu te rapproches de cette jeune fille, elle deviendra sa proie. Si il y a un problème il y a un gardien à Bothell, il s’appelle Christopher et il tient un café. Lize ne doit rien savoir à son sujet, tu dois te tenir éloigner de cet endroit. Je lui ai téléphoné, tout est arrangé il sait que tu viens habiter dans sa région, je lui ai dit les grandes lignes de la prédiction. Je ne lui ai pas parlé de Lize.

    -          - Maman, crois-tu que c’est nécessaire d’avoir des gardes ? Aldaron suffirait si on doit se fondre parmi les humains. Je ne veux pas qu’on pense que je suis quelqu’un de spécial.

    -          - Je comprends ton point de vue mais tu ne dois pas être seul. Il n’y a pas d’autres solutions.

    -          - J’en vois une mais il faut que tu l’acceptes ainsi que ceux qui sont concernés.

    -          - Je vois que je n’ai pas le choix ! Explique-moi !

    -          - On oublie les gardes et j’emmène avec moi mes amis Soren et Edwald.

    -          - Je savais que tu me le proposerais. Tu es tellement proche de tes amis. Encore quelque chose que tu as en commun avec les humains. Je suis d’accord, tu leur demande et ensuite nous aurons tous une dernière conversation avant votre départ.

    -          - Merci maman.

     


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