• Chapitre 6

     

     

    CHAPITRE  6

     

    La maison était magnifique et immense. Nous avions chacun notre chambre avec une salle de bain individuelle.

    J’avais eu peu de partager ma chambre avec les garçons. J’avais besoin de mon intimité.  Ils savaient que je devais faire connaissance avec Lize mais mon histoire avec elle était très personnelle. Je tenais à l’approcher à ma manière. Je ne savais pas encore comment mais je trouverais.

    Nous avons beaucoup travaillé bien que pour nous ce n’est pas tellement nécessaire. Les cours étaient très faciles et nous avions certaines aptitudes pour apprendre.

    Aldaron est allé nous inscrire dès notre arrivée. Nous étions un groupe d’étudiants venus pour apprendre à vivre aux Etats-Unis. Nous venions d’Islande où nous étions scolarisés dans un établissement très stricte d’où nos uniformes. Je ne comprenais pas les exigences d’Aldaron, c’était beaucoup plus simple de se fondre dans la masse si nous étions habillés comme eux.

    Pendant nos temps libres nous avions le droit de nous séparer pour étudier à notre façon les humains. Evguénia avait apparemment trouvé le centre commercial, Edwald changeait d’endroit à chaque fois et Soren appréciait l’ambiance de la piscine.

    Moi j’allais retrouver Lize. Je préférais dire que j’allais la retrouver car la surveiller n’était pas le mot juste. Plus je la voyais, plus je voulais être avec elle, lui parler.

    Je rêvais toujours d’elle mais ils étaient différents. Ce n’était plus elle l’héroïne de mes rêves mais moi. Je n’ai pas compris au début et puis j’ai su je rêvais ce qu’elle rêvait. Ça me rendait heureux, elle rêvait de moi chaque nuit et ses rêves étaient… pfff…. Assez explicite à mon égard. Elle était amoureuse de moi dans ses rêves mais qu’en était-il lorsqu’elle était réveillée ?

    Ici elle avait deux amis, un garçon et une fille. Bizarrement elle fréquentait le seul endroit qui m’était interdit d’entrer. Elle connaissait Christopher, quelle drôle de coïncidence. Son ami travaillait là et il voulait être proche de Lize. Encore une coïncidence ? Moi et Evguénia, Lize et son ami ! Elle n’avait pas l’air de comprendre qu’il voulait être plus que son ami. Mais elle était heureuse avec eux. Elle riait, elle souriait. Comme je voulais que ce soit avec moi qu’elle soit comme ça.

    J’ai la capacité d’avoir l’ouïe très développée et j’entendais certaines de leur conversation. Lize était inquiète pour la rentrée des classes ? Il fallait que j’essaie quelque chose.

    J’étais devant chez elle. Heureusement dans ce quartier résidentiel  il y avait quelques arbres. J’y étais grimpé lorsqu’elle arriva avec son amie. Son père s’occupait de son jardin. Elle avait de la chance d’avoir grandi avec ses deux parents. Le mien était  un démon et il me voulait du mal.

    Demain nous allons nous retrouver parmi les humains au lycée. Je n’arrivais pas à dormir, j’étais nerveux. Je ressentais le stress de Lize intensément, beaucoup plus depuis que j’habitais ici. Plus je la voyais, plus je sentais sa présence au fond de moi. Etait-ce comme pour mon peuple, je ressentais les humeurs de celle que j’aimais ?

    Il fallait qu’elle se repose. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je voulais essayer d’utiliser la magie pour qu’elle puisse entendre ma musique. Ça me trottait dans la tête depuis quelques jours. Je vidais mon esprit et pensait à elle. Je m’imaginais lui fredonner la mélodie à son oreille en lui caressant ses longs cheveux. Je m’apaisais enfin, je savais que j’avais réussi.

    J’en ai eu la certitude le lendemain lorsque je l’ai vu si reposer et de si bonne humeur pour ce jour de rentrée. Nous avions le droit de prendre des cours en option. Evguénia avait choisi le cours de sciences, Soren le cours de poésie, moi et Edwald le cours d’histoire. Edwald adorait l’histoire, moi je ne l’avais choisi que parce que Lize y était inscrite. Je voulais absolument partager au moins un cours avec elle.

    La matinée a été longue. Je n’avais pas pu croiser Lize. Elle ne savait pas que j’étais là. C’est lorsque je l’ai vu le midi au réfectoire que m’est venu l’idée de l’aborder. Mais elle se levait déjà, elle partait avec ses amis et était un peu distraite. C’était la solution. Je me suis mis devant elle et me heurta.

    -          - Bonjour.

    Elle leva doucement la tête et je me suis plongé dans son regard. Elle m’avait reconnu, ses joues se teintaient de rouge. Je lui ai souri, j’allais lui demander si elle allait bien mais ses amis sont arrivés.

    -          - Il faut l’excuser ! me dit son amie et ajouta, allez Lize viens on va être en retard.

    Quelle aubaine pour moi, elle avait dit son prénom. Je la regardais.

    -          - Alors, au revoir Lize.

    Je voulais que ce moment ne s’arrête jamais. Mais on la tirait déjà vers les couloirs alors que nous nous regardions toujours.

    J’ai rejoint mes amis. J’étais assez content de moi, j’avais franchi une première étape. Elle m’avait reconnu et elle savait que j’allais dans le même lycée qu’elle.

    Cependant  j’ai eu peur de l’avoir effrayé, à la sortie du lycée elle n’était pas là ses amis étaient seuls.

    Une fois rentré je suis allé dans ma chambre. J’ai vidé mon esprit il me fallait une connexion. J’ai senti qu’elle était très troublée par notre rencontre. Avais-je choisi le bon moment et le bon moyen pour la rencontrer ? Je me posais beaucoup de questions. J’ai essayé de l’apaiser cette nuit mais impossible son sommeil était bien trop agité.

    Je me suis pressé pour aller au lycée. Il fallait que je vois son visage. Me chercherait-elle, m’éviterait-elle ? Je le saurais très rapidement car je me dirigeais vers le cours d’histoire et elle sera là.

    Elle s’est assise à côté d’une fille qui lisait un livre en attendant l’arrivée du professeur. Avec Edwald nous étions au fond de la classe. Je voulais pouvoir l’admirer sans qu’elle s’en aperçoive.

    Mince le professeur nous demandait de s’approcher afin de nous présenter à la classe. Je l’ai vu se raidir mais n’a pas regardé dans notre direction. Lorsqu’elle n’a plus eu le choix que de nous voir elle a levé la tête. Elle était très nerveuse et bougeait sur son siège. Ses joues avaient encore pris une teinte un peu plus soutenue. Ça me faisait craquer.

    J’ai laissé Edwald se présenter le premier, il n’avait pas besoin de parler des uniformes.

    -          - A vous maintenant, me dit Mme Pells, le professeur d’histoire.

    Je me suis avancé. Elle rougissait de plus belle. J’ai tout d’abord regardé la classe et puis comme si un aimant m’attirait j’ai dirigé mon regard sur elle.

    Je ne voulais ma présenter qu’à cette jeune fille aux yeux verts.

    -          - Bonjour. Je m’appelle Maximilien. J’ai également 17 ans et moi aussi je viens d’Islande.

    C’est comme si nous étions seuls. Les autres nous regardaient je le savais. J’ai senti Edwald me pousser légèrement pour que je retourne m’assoir. Mais même à ma table je ne pouvais plus la lâcher du regard.


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