• Chapitre 67

    Début des entrainements

     

    La matinée était belle et chaude. Nous nous tenions devant la maison. Je la regardais, toujours aussi admirative d’une telle demeure. Maximilien m’accompagna dans sa chambre. Cette fois-ci c’est moi qui aie déposé mon nécessaire de toilette dans la salle de bains.

    -          - Es-tu prête ma princesse ?

    -          - Prête pour quoi ?

    -          - Et bien pour ton entrainement intensif.

    -          - Ah oui ! Mon entrainement, lui dis-je tristement.

    Il vint vers moi, me prit dans ses bras.

    -          - Il faut que tu sois prête. Mais tu sais très bien que je vois à quoi tu penses. Et je te le promets nous passerons du temps à autre chose. J’en ai envie autant que toi. Cette semaine a été très longue. J’aimerai tellement passer mes nuits avec toi dans mes bras.

    -          - Tu as intérêt à tenir tes promesses, lui dis-je les yeux brillants. Par quoi on commence ?

    -          - Par  de la théorie, viens près de moi.

    Et il m’attira sur son lit, s’allongea et me tendit les bras pour que je m’y blotisse.

    -          - Je vais tout d’abord t’apprendre l’étendue de mes aptitudes. Comme tu le sais je ressens tes humeurs et seulement les tiennes. Je te parle par la pensée et bien évidemment tu as déjà vu ce que je pouvais faire avec le halo de lumière. Je me ressource grâce à la nature surtout les arbres. Je suis très rapide et je peux m’éclipser et réapparaître à un autre endroit. J’ai l’ouïe très fine et peux entendre à une certaine distance, tu te rappelles le jour où tu t’es disputé avec ton ami.

    -          - Est-ce que tous les elfes ont ces aptitudes ?

    -          - Pour les humeurs de leur partenaire oui. Tu sais depuis ton séjour chez ta grand-mère qu’ils se ressourcent également de la même façon que moi. Leur halo de lumière est moins puissant mais tout aussi efficace pour chasser les démons. Edwald a des pouvoirs particuliers depuis qu’il est un garde royale. Il peut appeler à lui le feu.

    -          - Le feu ? Mais à quoi ça peut lui servir ? Il fait exploser ses adversaires ?

    -          - Non pas tout à fait, il peut par des mots dans notre langue embrasé une flèche par exemple.

    -          - Une flèche ? ça ne fait pas un peu trop « Robin des bois » ?

    -          - Ma princesse, tu as une imagination digne des plus grands contes de fées.

    -          - Ne te moque pas. Je disais ça comme ça. A part les arcs qu’elles sont les autres armes que vous utilisez ?

    -          - Les épées. Je te montrerais tout à l’heure. Elles sont particulières, elles ont été forgées dans un métal et seuls quelques elfes connaissent le secret de leur fabrication.

    -          - Est-ce que tu sais appeler le feu ?

    -          - Non moi c’est le vent. Toi aussi tu as ce don, je l’ai senti lorsque nous avons touché la première fois le vieux chêne. Tu as senti la brise qui nous entourait ?

    -          - Oui. Ça me l’avait fait également lorsque l’arbre m’a donné mon don.

    -          - Très bientôt il te faudra apprendre à l’appeler par la pensée et à lui donner des ordres.

    -          - Des ordres au vent ? Pour quoi faire ?

    -          - Pour chasser ton odeur lorsque tu veux surprendre les éventuels ennemis. Chasser le feu ou le diriger vers un objectif précis.

    -          - Et tu crois que je vais pouvoir le faire ?

    -          - Oui, et aussi concentrer et diriger ton énergie, ton halo de lumière. Je peux tellement concentrer mon énergie que je pourrais tuer quelqu’un rien que par le touché comme si je l’électrocutais.

    -          - Tu as déjà tué quelqu’un ?

    -          - Non ma princesse. Je n’ai fait que repousser les ombres, qui ne peuvent pas traverser ma lumière étant donné qu’elles sont des êtres des ténèbres.

    -          - Serais-tu capable de tuer ?

    -          - Pour te sauver oui. Aller viens, allons à l’extérieur, les autres doivent nous attendre.

    -          - Déjà ?

    -          - Courage, ma princesse, avec notre aide, tu y arriveras !

    Maximilien m’a d’abord entrainé vers un arbre et m’a demandé de me ressourcer comme me l’avait appris son oncle.

    Ensuite nous nous sommes dirigés vers une toute petite clairière entourés d’arbres où nous attendaient nos amis. Tess me sauta dessus comme à son habitude, elle était excitée.

    -          - Oh Lize, je suis tellement contente d’être avec vous. Et puis j’ai envie de voir de quoi tu es capable.

    -          - Tess, laisse-la un peu tranquille, tu vas la déconcentrer, lui dit Soren en riant.

    Je crois que c’est son côté impulsif qui plaisait autant à Soren.

    Edwald s’approcha.

    -          - Lize tu vas respirer régulièrement comme pour te ressourcer et tu vas vider ton esprit ensuite tu écouteras par la pensée Maximilien qui te guidera et te dira ce que tu dois faire.

    J’ai hoché la tête et exécuté les conseils qu’il m’avait donné. Nous étions maintenant seuls Max et moi au milieu de cette clairière. Je fermais les yeux afin de me concentrer. J’entendais la voix de Maximilien qui me rassurait. Lorsqu’il a senti que j’étais prête il m’a demandé de me concentrer sur ma main, de pousser mon énergie à aller vers elle. Je la sentais parcourir mon corps et aller vers ma main.

    Max me demanda d’ouvrir les yeux. Je regardais ma main et je fus stupéfaite de voir que je tenais une boule de lumière si brillante qu’elle me faisait mal aux yeux. Je regardais Maximilien il était ravi, il tenait également une boule mais un peu plus grosse que la mienne.

    Tess applaudissait alors que Soren l’empêchait de me déconcentrer mais ça m’était égal je connaissais ma meilleure amie. J’étais heureuse finalement qu’elle soit là, elle me permettait de rester un peu plus humaine.

    Il a fallu que je recommence plusieurs fois l’exercice jusqu’à ce que je sache l’exécuter sans l’aide de Max. J’étais épuisée.

    Nous sommes repartis vers la maison afin de prendre un repas bien mérité et pour que je puisse me reposer. J’ai dû m’endormir car lorsque j’ai ouvert les yeux j’étais dans la chambre de Maximilien. Son regard attendri était posé sur moi.

    -          - Ma princesse, tu vas bien ? Je suis désolé tu as perdu beaucoup de force ce matin. Tu t’es endormie contre moi lorsque nous étions à table et je t’ai transporté jusqu’ici.

    -          - C’est moi qui suis désolée, je ne vais pas pouvoir te servir à grand-chose si je m’épuise au moindre exercice.

    -          - Tu apprendras à résister et par la force de tes aptitudes tu n’auras plus besoin de toucher les arbres pour te ressourcer ils le feront d’eux-mêmes.

    J’avais envie de ses baisers, des ses caresses. Je me blottie dans ses bras, mes humeurs étaient plutôt coquines. Ses yeux brillaient nous avions les mêmes pensées.


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