• Chapitre 71

    Frayeur nocturne

     

    Cette semaine nous sommes en pleins dans nos examens. Maximilien m’apprend à gérer mon stress. Tous les matins, seule dans ma chambre, je fais les exercices qu’il m’a appris. Je respire profondément et je vide mon esprit. Contre toute attente mes examens se sont passés dans de très bonnes conditions.

    Pour ce qui est du lycée il n’y avait pas de problèmes mais pour mes aptitudes c’était une autre histoire. J’avais du mal à maitriser mes tous nouveaux pouvoirs. Je crois que le stress de cette semaine y était pour beaucoup. Un soir à table le vent s’est mis à tourbillonner autour de moi ce qui a provoqué une frayeur à mes parents. Lorsque je me concentrais j’arrivais de plus en plus  à entendre des conversations à plusieurs dizaines de mètres de moi. Mais le plus exceptionnel et le plus terrifiant pour moi s’est produit cette nuit. Alors que je rêvais de Max pour ne pas changer je me suis retrouvée couchée auprès de lui, dans sa chambre.

    Evidemment ni lui ni moi ne nous attendions à ce phénomène.

    -          - Et bien ma princesse, tu m’as fichu une de ces peurs.

    -          - Je suis désolée, je ne sais pas comment j’ai fait. J’ai rêvé de toi comme chaque nuit d’ailleurs mais cette fois-ci je désirais tellement te rejoindre. Je l’ai senti dans mon sommeil.

    -          - Il va falloir que je te ramène avant que tes parents ne s’inquiètent.

    -          - Attends encore un peu. Maintenant que je suis là, prends-moi dans tes bras.

    A ce moment là on a frappé doucement à la porte. C’était la reine Célébrian.

    -          - Je savais bien que tu étais là. J’ai senti ta présence et Angurva s’est éclairée. Maximilien est-ce bien raisonnable d’aller chercher Lize en pleine nuit ?

    -          - Maman, je n’ai pas été chercher Lize, c’est elle qui s’est éclipsée de son lit pour se retrouver dans mes bras. Je n’y suis pour rien.

    -          - Ah ! Nous y sommes. Il fallait bien que ça arrive un jour. Tu oublies les frayeurs que tu as fait à tes amis lorsque tu avais envie de me rejoindre dans ton sommeil.

    -          - Euh… si un peu. Mais maintenant que tu me le dis je me souviens de leur tête lorsque je réapparaissais avec toi.

    -          - Ce n’est pas drôle Max, et si ça  m’arrivait en pleine journée devant des passants, devant mes parents ou ma grand-mère.

    -          - En ce qui concerne ta grand-mère elle en sait suffisamment sur nous pour comprendre ce qui t’arrive. Par contre tu as raison s’éclipser dans ce monde serait un problème. Maximilien tu vas la ramener dans sa chambre. Lize dès demain matin tu expliques à tes parents ce qui s’est passé cette nuit et tu leur dis que je demande à avoir un entretien avec eux dans la matinée. Nous serons samedi, je sais qu’ils seront là. Ah ! j’oubliais de vous dire que Christopher était rentré chez lui hier soir.

    Et elle est sortie comme elle est apparue. Elle avait tellement de grâce.

    -          - Tu es prête ma princesse ?

    Je lui ai fait un signe de tête et me suis retrouvée sur mon lit. Je voulais tellement qu’il reste près de moi. Mais que diraient mes parents s’ils retrouvaient Max dans ma chambre à leur réveil. Après plusieurs baisers il a disparu me laissant là le cœur battant.

    Il me fallait descendre tout le monde m’attendait pour le petit déjeuner.

    Comme à son habitude Maminette m’accueillit avec le sourire. Ma mère me déposa un baiser sur le front tout en s’agitant dans la cuisine. Mon père prenait son café tout en lisant son journal.

    -          - Bonjour la future diplômée.

    -          - Bonjour papa, lui dis-je en allant l’embrasser sur la joue. Les nouvelles sont bonnes ?

    -          - Disons qu’on ne parle pas d’êtres surnaturels attaquant la ville.

    -          - Andrew !

    -          - Oh maman, ne fait pas celle qui est choquée c’est bien toi qui nous a mis dans ce pétrin.

    -          - Non papa ! Maminette n’y est pour rien c’est moi.

    -          - Mangez pendant que c’est chaud, vous n’allez pas remettre ça, nous dit ma mère.

    -          - Si on ne peut plus blaguer dans sa maison…

    -          - Papa ? Tu t’y es vraiment fait à la situation ?

    -          - J’essaie Lize. Ce qui est fait est fait. On ne peut pas revenir en arrière. Je ne vais pas te cacher ce qui va se passer dans quelques jours me fait très peur mais j’ai confiance.

    -          - Tu crois que l’on va s’en sortir ?

    -          - Tu as intérêt si tu ne veux pas que je vienne te chercher.

    -          - Oh papa ! lui dis-je en me lançant dans ses bras.

    Ma famille m’aimait plus que tout et ça aussi ça va m’aider lors de ma rencontre avec Delduwath j’en suis certaine. Ma force je la puise dans l’amour que je reçois jour après jour.

    Je leur ai parlé de ma petite disparition de la nuit, ce qui a bien fait rire Maminette, un peu moins mon père.

    -          - Mais ma chérie comment est-ce possible ? me demanda ma mère. Ça fait parti de tes aptitudes et de celles de Max ?

    -          - Euh… oui. Je savais que Max avait ce pouvoir mais nous n’en avons jamais parlé. Nous avons été surpris l’un et l’autre de ce qui se passait.

    J’ai ajouté que la reine Célébrian demandait à les rencontrer dans la matinée. Mes parents étaient un peu nerveux mais acceptèrent de voir enfin la mère de Maximilien. Maminette était enchantée de revoir son amie.

    Il fallait que je me prépare mais avant de sortir je me suis tournée vers ma grand-mère pour lui apprendre que Christopher était rentré chez lui.


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