• Chapitre 8

     

     

    CHAPITRE 8

     

     

    Les mois se sont écoulés mais pas si vite que ça pour moi. Je rêve toujours de Lize. Quelquefois ce sont mes propres rêves et d’autres je vois les siens. Elle pense toujours à moi ce qui me réconforte.

    A chaque fois que ses parents s’absentent pour le weekend, je passe la nuit à surveiller sa maison. Les ombres ne sont toujours pas réapparues. Est-ce bon signe ?

    Lize et son amie Tess ont parlé de leur frayeur à Christopher. Il a appelé mon oncle pour savoir si une des deux jeunes filles étaient celle dont la reine lui avait parlé. Il lui a dit que pour l’instant ça ne concernait que la famille royale et qu’il n’avait pas à lui donner plus d’informations.

    Mais lui aussi faisait sa ronde lorsque les parents de Lize n’étaient pas là. Quelque part ça me rassurait.

    Noël ! Noël loin de chez moi. Sans ma mère qui m’avait appris cette tradition. Cette fête importante pour la plupart des humains. Maintenant je voyais de mes propres yeux ce que ça représentait. Les gens étaient heureux, ils chantaient, décoraient leur maison. Tout était lumineux et magnifiques. Pour les humains Noël avait quelque chose de magique.

    Il fallait que je trouve un cadeau dans cet esprit de Noël pour Lize. Quelque chose qui lui ferait penser à moi.

    C’est à ce moment là que j’ai vu la boite à musique de ma mère. Oui, c’est une excellente idée. Pour une fois je vais utiliser ma magie. C’est l’occasion non ?

    J’ai fait en sorte qu’elle joue sa mélodie, ce serait parfait. J’ouvris la trappe il n’y avait plus rien. Je l’utiliserais le moment venu. Maintenant jouons le jeu de Noël. Il faut qu’elle sache que ce cadeau vient de moi, mais je ne veux pas lui donner directement.

    C’est avant le weekend que l’idée m’est venue. J’avais entendu que Lize et Tess feraient leurs achats de Noël le lendemain. Je ferais en sorte que Lize remarque la boîte à musique.

    Il y avait énormément de monde. Je pouvais me fondre plus facilement parmi la foule. J’avais utilisé un stratagème pour que ma boite soit dans une des vitrines des magasins du centre commercial. J’espérais qu’elle la remarquerait. Elle ne devait plaire à personne d’autres que Lize, mais il lui serait impossible de l’acheter. De toute façon je ne serais pas loin au cas où.

    Elles étaient chargées de paquets. Visiblement elles aimaient faire plaisir à leur entourage. J’avais le cœur qui battait assez fort. Elles s’approchaient de la vitrine. Lize était subjuguée par la boite et était très déçue de ne pas pouvoir se l’offrir. J’étais heureux mon subterfuge avait l’air de fonctionner.

    Elle s’est éloignée avec regret pendant que je m’approchais mais elle s’est retournée une dernière fois et il en ait fallu de peu pour qu’elle me voie. Je sais qu’elle a senti ma présence mais elle ne fait toujours pas le rapprochement.

    Après avoir récupéré le futur cadeau de Lize, je suis rentré. Les autres m’attendaient. Ils ne savaient rien pour la boite ni sur ce que j’avais l’intention d’en faire.

    Evguénia ne m’adressait la parole que par nécessité. Elle savait que lorsque je m’absentais c’était pour rejoindre Lize. Edwald était de plus en plus triste. Je pense qu’il avait espéré qu’Evguénia se jette dans ses bras après avoir vu que j’aimais réellement Lize. Mais elle restait toujours aussi froide à ses avances.

    Soren adoptait de plus en plus les attitudes humaines. Il se plaisait parmi eux. Au lycée, il regarde souvent Tess, l’amie de Lize mais j’ai bien peur que ce soit Edwald qui l’intéresse. Si elle savait !

    L’amour est un jeu bien dangereux que ce soit dans n’importe quel monde.

    Malheureusement j’ai un mauvais présentiment pour notre avenir. L’amour est cruel mais ça va paraitre égoïste, j’espère que la lumière est au bout du chemin pour Lize et moi.

     


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