• Chapitre 9

     

     

    CHAPITRE 9

     

    Nous voici à Noël. Contre toute attente Aldaron a bien voulu que nous décorions la maison, sans le sapin car pour nous ça nous était impossible de tuer un arbre même pour cette magnifique fête.

    J’aurais aimé être avec Lize pour la voir ouvrir mon paquet. J’avais réussi à le déposer un jour dans le garage. Comme il était emballé d’un joli papier avec le nom de Lize dessus son père l’a rentré à l’intérieur de la maison avec les autres cadeaux.

    Avec étonnement nous avons passé une bonne soirée. Même mon oncle s’est déridé et nous a raconté les explorations qu’il avait faites  à notre âge. Lui aussi aimait beaucoup se baigner à la cascade, avec sa sœur qui n’était pas encore amenée à devenir reine.

    Mais mon esprit vagabondait il était avec Lize. Elle était heureuse, je le ressentais si fort.

    J’ai laissé les autres devant la cheminée, il faisait si froid, pour retirer dans ma chambre. Je voulais être seul pour ressentir ses émotions.

    Je me suis allongé et je jouais avec mon petit boitier. Il fallait que je fasse confiance en son instinct, elle trouverait la trappe j’en étais sûr.

    Je sentais à cet instant son trouble. Nous y étions, elle avait ouvert mon cadeau. Ses sentiments se bousculaient, l’incompréhension aussi. Elle a reconnu sa mélodie, je la sens fébrile. Elle écoute encore et encore ma musique. Il est temps pour moi de lui envoyer un message. Je pris un petit bloc note bleu dans mon tiroir et marquais simplement.

    Joyeux Noël

    M.

    Je l’ai mis dans mon boitier et je l’ai refermé. Je savais qu’elle allait bientôt le trouver.

    Il était tôt lorsque je me suis levé. Je voulais marcher un peu. J’avais encore rêvé d’elle, de sa peau, de ses lèvres, il fallait que je reprenne mes esprits. Cherchera-t-elle à me rencontrer pour avoir quelques explications ? Etais-je prêt à les lui donner ? Tout ce que je savais c’est que j’avais besoin que l’on se rapproche. Je l’aimais de toute mon âme et je voulais passer du temps avec elle. Combien de temps serais-je encore capable de m’éloigner pour son bien ?

    Je ne pouvais plus voir cet uniforme noir. Je mis un ensemble blanc. Quel contraste !

    J’allais sortir lorsque je me suis encore retrouvé agenouillé sur le sol de ma chambre. Lize est en danger. Pourquoi est-elle sortie de chez elle seule ? En un éclair je me suis retrouvé dans le parc non loin de sa maison. Le ciel était noir et les ombres approchaient. Je l’ai trouvé recroquevillée sous le kiosque, elle avait peur.

    Comme l’autre fois mon halo de lumière est apparu avec une telle clarté que j’en étais moins même éblouie. Il n’a jamais été aussi puissant que depuis que je m’évertue à sauver Lize. Le ciel a repris sa couleur habituelle c’est terminé.

    Je ne pouvais pas détacher mon regard du sien. Elle m’avait reconnu.

    Je lui ai sourit, c’était tout ce que j’étais capable de faire pour l’instant. Elle se doute de quelque chose à mon sujet. Je me suis retourné et j’allais partir lorsque j’ai entendu sa voix.

    -          - Non ! Attends ! …………. Maximilien !

    J’étais déjà loin mais je l’avais entendu m’appelé. J’aimais le son de sa voix lorsqu’elle prononçait mon prénom.

    Je ne voulais pas qu’elle croit que je restais indifférent à ce qui venait de se produire. J’ai repris mon bloc et j’ai écrit.

    Je t’en supplie reste prudente !

    M.

    Je savais que par curiosité elle regarderait encore dans la trappe de sa boite à musique.

    Et contre toute attente elle m’avait enfin répondu, elle avait compris. Je dépliais doucement ce petit bout de papier.

    Merci.

    Elle me disait merci. Merci pour quoi, pour son cadeau, pour l’avoir sauvé dans le parc, pour les deux ? Je voulais y croire, j’aurais seulement voulu qu’elle me demande de la rencontrer.

    Etait-ce encore trop tôt ? Je ne savais pas quoi penser.

    Je me suis dirigé à ma fenêtre et j’ai regardé dans la direction où se trouvait Lize. Comment comprendre ses réactions, ce n’est qu’une humaine. Tout est nouveau pour moi. Comme ça l’est apparemment pour elle aussi.

    Une nouvelle journée commençait.

    Edwald frappa à ma porte et me demanda si je voulais les accompagner pour une ballade. Je lui ai demandé de rentrer et de fermer la porte. J’avais vraiment besoin d’avoir une conversation avec lui.

    -          - Je croyais que le changement d’environnement allait te faire du bien mais je te trouve toujours aussi triste. C’est à cause d’Evguénia n’est-ce pas ?

    -          - On ne peut rien te cacher. Elle t’a dans la peau et je ne peux rien y changer.

    -          - Et tu m’en veux ?

    -          - Non. Je sais que tu as été franc avec elle. Mais je ne peux pas l’oublier.

    -          - Veux-tu repartir chez nous ?

    -          - Non. Je suis ici pour te protéger et je t’ai donné ma parole. J’en ai fait également le serment à la reine. J’ai des obligations et je m’y tiendrais. Est-ce que je peux te poser une question ?

    -          - Oui. Bien sûr.

    -          - Est-ce que tu aimes cette jeune fille ? C’est vraiment celle qui t’es destinée ?

    -          - Oui à 100%. Je ne peux pas t’expliquer mais je sais que c’est avec elle que je veux vivre.

    -          - Fais attention alors, Evguénia n’est ici que pour voir sa rivale. Je la garderais à l’œil ne t’inquiète pas pour ça.

    -          - Je sais. Alors on se la fait cette ballade ? Moi aussi j’ai besoin de me changer les idées.

     

     


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