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    Petite confession

    *****

     

     

              J’allais rejoindre ma grand-mère et me suis assise près d’elle sur le canapé. Elle me regardait  fixement et attendait sans doute quelques explications.

              Je ne voulais pas lui dire la vérité. D’ailleurs quelle vérité. Je ne le savais pas moi-même. Mais il fallait que je lui dise quelque chose elle me connaissait si bien.

     

    -          - C’est à cause d’un garçon maminette.

    -          - Je m’en suis doutée figure-toi. Tu as 17 ans il fallait bien que ça t’arrive un jour, me dit-elle en souriant.

    -          - Mais il ne s’est rien passé.

    -          - Ah ? Fit-elle étonnée. Est-ce lui qui t’as offert la boîte à musique ? Tu avais l’air si troublé.

    -          - Oui. Mais je t’assure je ne sais pas pourquoi il l’a fait. On se connait à peine.

    -          - Il doit beaucoup t’apprécier pour t’offrir un si joli cadeau.

    -          - Tu crois ? ça m’étonnerait tu sais maminette. On ne s’est pratiquement jamais parlé.

    -          - Peut-être que son cadeau est justement le moyen qu’il a trouvé pour enfin te parler ?

     

              Je la  regardais avec surprise mais ne lui parla pas du petit papier que j’avais trouvé. Elle avait peut-être raison, depuis des mois il ne fait que de me sourire si nos regards se croisent et là j’ai un « Joyeux Noël ».

              Je me suis levée afin de regagner ma chambre lorsque ma grand-mère m’interpella.

     

    -          - Trésor ! Tu as oublié de me dire quelque chose.

    -          - Non ! lui dis-je gênée.

    -          - Comment s’appelle-t-il  ce garçon ?

    -          - Maximilien ! dis-je soulagée de savoir que ce n’était que cela.

    -          - Ohhhh ! Un prénom de prince, me dit-elle d’une voix chantonnante en me souriant.

     

              Je lui rendis son sourire et rejoignis ma chambre.

              J’ouvris ma boite à musique et appuya sur le petit bouton secret. Je pris le morceau de papier pour voir si je n’avais pas rêvé. Non il était bien là. Mon cœur se mit à s’accélérer légèrement. Je le dépliais et poussa un cri étouffé.

     

              Car maintenant il y avait écrit :

     

    Je t’en supplie

    Reste prudente !

    M.

     

              Je n’en croyais pas mes yeux. Comment faisait-il pour rentrer dans la maison sans que personne ne le voit ? C’était impossible ! Il doit y avoir une explication.

     


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    Le jour d’après.

    *****

     

     

              Je me réveillais tôt. Mon regard chercha l’unique objet de mes pensées. Elle était là à côté de moi, posée sur ma table de chevet. Elle brillait dans l’obscurité de ma chambre.

              Comment a-t-il su ?

              Je me posais encore et encore la même question.

              Je suis sûre que c’est un cadeau de Maximilien. Lui seul connait cette mélodie. Mais pourquoi ? Pourquoi un tel cadeau ? Je ne suis rien pour lui.

              Etait-il là le jour où j’ai vu cette boîte dans la vitrine ? Et comment cette boîte peut-elle jouer cette mélodie ?

              Je la pris et décidais de la regarder plus en détails. A l’intérieur sur le couvercle il y avait comme des armoiries mais ça ne me disait rien. Je passais mes doigts tout doucement dessus, j'ai sentis une chaleur se répandre le long de mes phalanges.

     

              Je l’ai tourné dans tous les sens pour apercevoir autre chose quand tout d’un coup j’ai entendu un tout petit clic. Je vis à l’intérieur une petite trappe ouverte. J'ai pris ce qu’il y avait à l’intérieur. C’était un bout de papier. Je l'ai déplié et lu :

     

    Joyeux Noël

    M

     

              J’en étais sûre. C’était lui !

              Il fallait que je m’éclaircisse les idées. Il fallait absolument que je sorte pour réfléchir.

              Après une douche et un petit déjeuner je suis sortie de la maison sans faire de bruit. J'ai pris la direction du parc. Il n’y avait personne dans les rues en ce jour de Noël. Je me demandais si c’était bien judicieux de me promener seule. Mais il fallait vraiment que je marche, ça m’aide à réfléchir.

              Plus loin se trouvait un ancien kiosque à musique. Je montais les quelques marches et me suis assise sur l’unique banc.

              Tout à coup le ciel s’est obscurci, je me suis recroquevillée car j’avais déjà vécu cela il y a quelques mois. Je ne savais pas si je devais m’enfuir ou crier. Lorsqu’un éclair de lumière est subitement apparu. Comme la dernière fois la lumière a fait fuir les ombres. Le ciel avait repris sa couleur habituelle et je me levai.

              J’étais prête à prendre mes jambes à mon coup lorsque j’ai aperçu une silhouette. Il était là à quelques mètres de moi. Maximilien. Il était magnifique dans cet ensemble blanc. Je devais rêver il ne s’habille qu’en noir habituellement. Il m’a sourit c’était bien lui. Puis il s’est retourné pour partir dans le sens opposé du mien.

     

    -          - Non ! Attends ! ……. Maximilien !

     

              Mais il avait déjà disparu.

              Je retournais le plus vite possible à la maison. Il fallait absolument que je parle à Tess.

     

    -         - Mais où étais-tu passée ?

     

              J’ai sursauté et j’ai vu dans le salon ma grand-mère.

     

    -          - J’avais envie de marcher un peu maminette.

    -          - Pourquoi mon trésor ? Quelque chose ne va pas, je le sens.


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    Noël

    *****

     

     

              Dans deux jours c’est Noël. Mon père est parti à l’aéroport chercher ma grand-mère. Ma mère et moi préparons le repas en attendant le moment très attendu de faire le sapin. C’était une tradition familiale nous le faisions que lorsque nous étions tous réunis. J’aimais beaucoup ce moment car pendant que nous mettions guirlandes et boules ma grand-mère nous chantait des chants de Noël.

              La porte s’ouvre. Je cours vers l’entrée.

     

    -          - Maminette ! Tu es enfin là !

    -          - Bonjour mon trésor tu vas bien ?

    -          - C’est à toi qu’il faut demander cela tu dois être fatiguée ?

    -          - Ne t’inquiètes pas pour moi je suis tellement heureuse d’être ici pour les fêtes. Alors qu’est-ce que tu as à me raconter ? Tu me parles d’un garçon ?

    -          - Maman, dit mon père. Mais ….

    -          - Mais quoi elle a plus de 17 ans c’est de son âge !

     

              Je me mis à rougir et me dirigeais vers la chambre d’amis pour déposer les bagages de ma grand-mère. Je suis sûre qu’elle a remarqué quelque chose. Je sens que je ne vais pas y échapper.

     

              Le réveillon de Noël arriva très vite. Nous étions tous très occupés. Le sapin était magnifique ! Il brillait énormément cette année, ma mère et moi avions craqué pour quelques nouveautés ! Ma grand-mère avait chanté, et elle nous avait même raconté des histoires de Noël qui s’était passé lorsqu’elle était petite. Cet après-midi elle a insisté pour nous faire des biscuits. Hummm…  l’odeur des gâteaux s’était répandu dans toute la maison.

              Le repas était succulent. Nous étions maintenant de retour à la maison car ma grand-mère voulait chaque année assister à la messe de minuit.  J’étais excitée car c’était le moment des cadeaux.

              Je n’arriverai jamais à comprendre comment mon père fait pour mettre les cadeaux autour du sapin sans que nous le voyions ! Ma grand-mère avait les joues toutes roses par le froid et en voyant les cadeaux elle avait les yeux qui brillaient. J’aurai voulu que ce moment ne s’arrête jamais !

              Mon père avait eu un nouvel outil de jardinage et regardait déjà la notice avec impatience ! Mon livre lui a énormément plu. Ma grand-mère lui a offert une écharpe toutes bariolée et j’ai le pressentiment qu’elle en a fait exprès pour voir sa réaction. Elle aimait taquiner son fils. Ma mère m’a serré très fort dans ses bras et a mis son collier, mon père lui avait offert une superbe montre  et ma grand-mère un album photo d’aspect ancien. Maminette a absolument voulu garder son châle tout le reste de la soirée, mes parents lui avait offert un séjour de relaxation. Elle m'a regardé en faisant une grimace !

              Maintenant c’est à mon tour d’ouvrir mes cadeaux. Je ne sais pas par lequel commencer.

              Génial ! Mes parents m’ont offert  un portable.  Evidemment j’ai eu en même temps le coup des responsabilités par rapport à mes communications. Mais je ne m’en souciais pas j’étais tellement contente. Ma grand-mère me tendit le sien. C’était un petit coffret en bois fermé par une clef. Je l’ouvris et à l’intérieur se trouvait deux jolis carnets.

     

    -          - Ce sont des journaux intimes. Le premier est pour toi mon trésor, à ton âge tu as certainement des secrets à y mettre.

     

              Je ne voulais pas lui faire de peine en lui disant que j’en avais déjà un depuis la fin de l’été dernier. Celui-ci était magnifique.

     

    -          - Le deuxième c’est le mien. Je le tenais il y a fort longtemps.

    -          - Mais Maminette je ne peux pas lire ton journal.

    -          - Tu fais ce que tu veux mon trésor. Je voulais juste qu’il te revienne. Tu es ma seule petite fille et je voulais que tu ais quelque chose de moi.

     

              Je me suis levée et me suis blottie dans ses bras. Nous avons versé quelques larmes de bonheur.

     

              Mon père m’interpella en me disant qu’il me restait un cadeau à ouvrir. J’enlevai délicatement le papier et j’aperçus la merveilleuse boîte à musique que j’avais vue un jour avec Tess dans une vitrine.

     

    -          - Mais comment avez-vous su ?

    -          - Quoi ma chérie ?

    -          - Comment avez-vous su que j’ai adoré cette boîte à musique dès que j’ai posé mon regard sur elle ? C’est Tess c’est ça ?

    -          - Nous n’y sommes pour rien. Et qu’est-ce que Tess  nous aurait dit ? Nous avons cru que c’était un cadeau de ta grand-mère.

    -          - Non je t’assure mon trésor cette merveille ne vient pas de moi. Ouvre-là il y a peut-être quelque chose à l’intérieur.

     

              J’hésitais, je ne savais pas ce qui m’attendait. Je levais fébrilement le couvercle et à ce moment là j’entendis cette musique. C’était ma musique, la douce mélodie que Maximilien m’avait joué le jour de mon anniversaire.

     

    -          - Quelle belle mélodie, me dit ma grand-mère. C’est de la part de qui ?

    -          - Je ne sais pas, je ne comprends pas, rajoutai-je tous bas.

     

              Elle remarqua mon trouble mais ne rajouta plus rien. Après de chaleureuses embrassades nous sommes tous monter dans nos chambres.

     

              Allongée sur mon lit, j’ai regardé ma boîte à musique. J’écoutai encore et encore cette mélodie qui m’avait tant attirée cette nuit là. Comment avait-il su ?


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    Les jours passent.

    *****

     

     

    Cher Journal,

    Nous sommes déjà au début du mois de décembre. Il fait très froid et les jours ont nettement racourcies.

    Les mois sont passés à une vitesse. Bientôt les fêtes de Noël ! J’ai hâte ma grand-mère doit venir passer les fêtes avec nous. Elle me manque beaucoup. J’ai tellement de choses à lui raconter.

    Mes weekends seules avec Tess se passent très bien et maintenant nous rions de notre frayeur. Au début je suis sûre d’avoir vu la voiture de Christopher passer dans la rue mais je n’ai jamais osé lui en parler. Et puis il nous avait donné le numéro de son portable en cas d’urgence, ce qui a fait changer  d’avis Tess sur le fait de passer ses weekends chez son père.

    De mon côté aucun changement. Je rêve toujours de Maximilien mais nous ne nous sommes jamais adressé la parole. Il se contente de me regarder et de me sourire si nos regards se croisent. Tess me dit que je dois faire le premier pas mais je ne m’en sens pas capable. C’est au-dessus de mes forces.

    Et pourtant j’en meure d’envie. Evguénia me regarde toujours d’un drôle d’air et pourtant nous n’avons toujours pas la preuve qu’elle sorte avec Maximilien.

     Il faut que je te laisse , je dois  aller au centre commercial avec Tess pour nos achats de Noël.

     

              Les boutiques étaient bondées. J’adore les fêtes de Noël mais je déteste la foule qu’il y a à cette période. Tess a choisi deux jolies poupées pour ses demi-sœurs. Quelque part je l’envie car moi je suis seule. Je ne sais pas pourquoi mes parents ont désirés qu’un seul enfant ! Mais moi j’ai mes deux parents alors que Tess n’a plus sa mère depuis ses 8 ans. Elle n’en parle jamais !

              J’ai trouvé un joli collier pour ma mère et un livre de jardinage pour mon père.  J’ai pris un très joli châle pour ma grand-mère. Tess et moi nous avons acheté un cd pour JD. Pour Tess je prendrais les jolies boucles d’oreilles mais lorsque j’irai faire les magasins avec ma mère. Elle les a regardé plusieurs fois et si elle me voit les acheter elle fera tout pour pouvoir les avoir avant Noël.

              Nous avions pratiquement terminés lorsque dans une vitrine j’ai été attiré par une magnifique boîte à musique. Elle était d’une couleur éblouissante entre le vert et le bleu et incrustée de petites strass de couleurs. Je suis rentrée dans la boutique pour demander le prix de cette merveille mais hélas je n’avais pas les moyens de me l’offrir. Tess aurait bien voulu me l’offrir mais pour elle aussi le prix était trop élevé.

              Je jetais un dernier regard sur cette merveille lorsqu’un frisson me parcouru le long de la colonne vertébrale. Je me retourne car je sentais une présence derrière moi. Personne ! Tess me tira vers la sortie, elle avait les bras chargés de paquets.

     

    -          - On va prendre un café chez Christopher ?

    -          - Si tu veux ! ça nous réchauffera !

    -          - Lize ! C’est toi qui a le cadeau pour JD ?

    -          - Oui mais je t’en supplie ne lui dit rien et ne fait aucune allusion à son cadeau.

    -          - Même pour le mettre sur la voix ?

    -          - Tu es vraiment insupportable ! On te l’a déjà dit ?

     

               Elle prit son air boudeur et entra dans la cafet. Christopher nous salua avec un énorme sourire et JD nous fit un signe. Il était occupé avec une table, il y avait beaucoup de monde aujourd’hui !

               Christopher vint vers nous et nous demanda ce qui nous ferait plaisir. Tess lui commanda un chocolat et moi un café. Il nous les apporta très rapidement et nous demanda si tout allait bien.

               Nous lui avons fait part de tous nos achats sauf évidemment pour JD et c’est à ce moment là que j’ai pensé que l’on aurait pu lui acheter quelque chose ! Une boite de chocolat ? Pourquoi pas ! Je trouvai que c’était la moindre des choses car je suis sûre qu’il venait voir si tout allait bien lorsque mes parents étaient absents.


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    Nouvelle semaine.

    *****

     

     

    Cher journal !

    Enfin un petit moment de tranquillité pour prendre le temps de te raconter ce qui s’est passé samedi soir.

    Avec Tess nous avons eu la peur de notre vie. Tu te rends compte des ombres noires tournaient autour de la maison. Au début je pensais que je l’avais imaginé mais là nous étions deux. Nous avons vu la même chose. Ce qui avait commencé par une superbe soirée entre copines s’est terminé en cauchemars.

    C’était très étrange. Pourquoi des ombres noires tourneraient autour de ma maison ? La première chose à laquelle j’ai pensé c’est que l’on nous avait jeté un sort. C’est la seule chose rationnelle si on peut dire qui m’ait traversé l’esprit. Tess pensait aux vampires, aux loups-garous. Toujours dans le surnaturel ! Mais c’est impossible. Et d’où venait cette sublime lumière qui les a chassés. Car pour moi c’est elle qui a chassé les ombres. Non ! C’est impossible ! Lize soit réaliste, soit rationnelle !

    Qu’est-ce que tu en penses, cher journal ?

    Tess est repartie  dimanche sans dire un mot. C’est assez bizarre de sa part. D’habitude elle ne s’arrête jamais. Mais là je la comprenais je n’avais pas envie d’en reparler moi-même.

    Lorsque mes parents sont revenus j’ai hésité à leurs en parler et en fin de compte je ne leur ai rien dis  car je voulais garder ma presque liberté que j’avais lorsqu’ils partaient en weekend.

    Mais ce qui me rassure c’est que si un jour il m’arrivait quelque chose tu serais là pour tout leur raconter.

     

              Je refermais  mon journal et le mis à sa place. Mon sac sur l’épaule je descendis rejoindre ma mère pour le petit déjeuner. Elle me raconta leur weekend. Cette fois-ci ils avaient essayé un centre de remise en forme ! Pendant qu’elle me parlait je pris la décision de raconter notre histoire à Christopher. Il faut que j’en demande à Tess ce qu’elle en pense. D’ailleurs en parlant de Tess, la sonnerie de la porte tinte ça doit être elle.

     

    -          - Tess. Il faut que je te demande quelque chose. Dis-je à mon amie sur le chemin du lycée.

    -          - Oui. Quoi ? Tu veux faire exorciser ta maison ?

    -          - Non ! Arrête ! Ne blague pas sur ce sujet ! Tu sais très bien ce qui s’est passé et il faut que l’on en parle à quelqu’un.

    -          - Mais ils vont nous prendre pour des folles. Tu en as parlé à tes parents ? Non ! Alors on ne peut pas garder cela pour nous ?

    -          - Cette fois-ci je crois qu’il faut vraiment que l’on raconte ce qu’il s’est passé. Et j’ai pensé à Christopher !

    -          - Christopher ? Pourquoi lui ?

    -          - Je ne sais pas ça m’est venu comme ça. Je cherchais une personne à qui nous confier et tout de suite son nom m’est apparu comme le plus vraisemblable. Mais bien sûr je pense qu’il faut que JD soit là également.

    -          - Il va se moquer tu le sais !

     

            Je haussais les épaules.

            La journée, malgré tout a passé très vite. Nous avions dit à JD que nous passerions après les cours à la cafet.  Christopher était en train de ranger les verres et JD était dans la réserve. Je me suis approchée du comptoir alors que Tess avait pris place à notre table.

    -          - Christopher ! Tu as cinq minutes ?

    -          - Oui pourquoi ?

    -          - Avec Tess nous voudrions te parler et si ça ne te dérange pas nous voudrions que JD soit présent.

    -          - Tu m’inquiètes Lize. Vous avez fait des bêtises les filles ?

    -          - Non mais est-ce que l’on pourrait parler maintenant ?

     

                 Christopher déposa son torchon à côté du comptoir et fit signe à JD afin qu’il vienne nous rejoindre.

     

    -          - Alors qu’est-ce que vous avez d’assez important à nous dire ?

    -          - Lize tu veux bien leur raconter ?

    -          - Ohhhh ça doit être super important pour que tu ne dises rien ma vieille ! D’habitude tu es un vrai moulin à parole.

    -          - JD s’il te plait laisses les nous raconter ce qui les tracasse.

     

               Je me décidais à tout leur raconter de notre soirée. Christopher avait l’air inquiet et plissait le front. JD avait une envie de rire mais lorsqu’il vit le visage de son patron il s’abstint.

               Au bout d’un laps de temps qui nous parut très long Christopher se décida à reprendre la conversation.

     

    -          - Et les ombres ? Elles avaient quelles formes ?

    -          - Je ne sais pas dit Tess. Des ombres c’est des ombres.

    -          - Oui mais est-ce qu’elles vous faisaient penser à des animaux, à des humains ?

    -          - Pour ma part, dit-je ça me faisait penser à de la fumée noire. Pas de formes particulières mais tu sais nous avions tellement peur que nous n’avons pas pensé à les regarder plus précisément.

    -          - Oui je comprends excuse-moi Lize.

    -          - Vous vous êtes racontées des histoires qui font peur voilà tout, déclara JD.

     

               Christopher restait songeur ce qui m’intrigua.

     

    -          - Christopher. Tu sais ce que c’est ?

    -          - Non. Je m’inquiète juste pour vous on ne sait jamais, on savait peut-être que vous  étiez seules et on a voulu vous faire peur.

    -          - Personne n’était au courant à part toi et JD.

    -          - Ok.  Je pense que ce n’est rien de grave mais je pense qu’il vous faut rester prudent. Surtout si vous trouvez qu’ils vous arrivent des choses bizarres promettez-moi de m’en parler.

    -          - Oui c’est promis.

    -          - C’est promis pour moi également mais tu vois je crois que la prochaine fois que tu seras seule nous irons passer notre samedi soir chez mon père me dit Tess.

     

               Je ne voulais surtout pas que nos soirées entre filles se terminent comme ça ! J’en avais vraiment besoin. Et puis il fallait que l’on surmonte ça, nous ne sommes plus des gamines qui ont peur du noir ! Je me suis promis d’en parler très sérieusement à Tess.


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