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    CHAPITRE 2

     

    Je n’aimais pas ce genre de repas pompeux. Jusqu’à présent ma vie s’était résumée à être avec mes amis. Bien sûr il y avait ma mère mais ses obligations lui prenaient beaucoup de temps. Les autres ne comprenaient pas toujours le comportement de ma mère car elle était très proche de moi. Dans notre peuple il n’y avait pas beaucoup de relation affective avec nos parents. Tout le monde gardait un œil sur les enfants qui s’éduquaient seuls avec l’aide de la nature. Ma mère n’a jamais été comme ça, elle a veillé sur moi, s’est occupée de moi, m’a raconté des histoires. Elle voulait que je sois élevé comme ceux de l’autre monde. Je me demandais souvent pourquoi. Nous n’en avons jamais discuté.

    Une fois seul dans ma chambre, je me suis senti épuisé de cette journée. Pourtant il est pratiquement impossible de nous fatiguer après une journée de marche. C’était plutôt tous les blablas du repas qui m’avait autant éreinté. Il fallait que je reste poli, que je prête une oreille attentive à toutes leurs discussions, ma mère me regardait souvent et me souriait pour me donner du courage.

    Je soupirais en m’allongeant sur mon lit, je savais qu’un jour je n’aurais plus le choix, il me faudra tenir mon rôle.

    Ça fait une semaine que chaque nuit je fais toujours le même rêve. Je rêve de cette jeune fille si belle me regardant timidement de ses yeux verts. Même la journée j’ai du mal à me concentrer sur autre chose. Je veux la connaitre, je veux la retrouver et la prendre enfin dans mes bras.

    Qu’est-ce qu’il m’arrivait ? On ne peut pas tomber amoureux d’une chimère, d’une personne qui apparait seulement pendant votre sommeil.

    Je pris la décision d’en parler à ma mère. D’ailleurs j’aurais dû lui en parler plus tôt, bien avant que ça m’obsède. Je la retrouvais sur un banc au milieu des fleurs comme elle en avait l’habitude lorsqu’elle voulait se ressourcer.

    -          - Bonjour mon fils. Tu as besoin de me parler ?

    -          - Oui. Mais tu ne te moqueras pas ?

    -          - Non. Tu as enfin rêvé  d’une jeune fille n’est-ce pas ?

    -          - Pourquoi enfin ? Et comment le sais-tu ?

    -          - La première fois que tu l’as vu en rêve c’était la nuit de tes 17 ans ?

    -          - Je ne comprends pas. Tu sais ce qui m’arrive ?

    -          - Oui. Assieds-toi il faut que l’on parle. Ça fait très longtemps que j’attends ce moment.

    J’étais abassourdi, elle me raconta l’histoire de ma naissance et m’expliqua pour la première fois qui était mon père. Je comprenais maintenant pourquoi j’étais le seul à être brun, mon père était un démon qui s’appelait Delduwath. Il y avait une prédiction qui parlait d’un enfant qui naitrait d’un être maléfique et d’un être exceptionnel. Cet enfant, s’il passait du côté du mal, aiderait son père à devenir le maître des ténèbres. A l’aide de supercherie, il se fit passer pour un être beau et prévenant et séduisit ma mère. Elle a compris ce qui lui était arrivée seulement le jour de ma naissance lorsqu’elle a vu mon tatouage. Avec une gardienne qui était son amie elles cherchèrent les détails de cette prédiction. Il leur fallait agir vite car les souhaits sur un enfant nouveau né s’estompaient au bout d’une semaine. Mon père devait venir me chercher le jour de mes 18 ans. Ma mère refusait cette idée, ça lui était impossible. Son fils ne deviendrait jamais un démon elle en avait fait le serment. Pour elle une seule chose pourrait contrer la prédiction un amour éternel. Mais pas l’amour d’une mère pour son enfant. Le véritable amour, celui qui fait chavirer le cœur comme dans les livres de l’autre monde. Avec l’aide des membres du conseil elle passa des nuits et des nuits à mettre au point plusieurs formules magiques pour protéger son fils. Il devait voir la nuit de ses 17 ans celle qui lui était destinée car c’est elle qui le sauvera de l’emprise du démon Delduwath.

    -          - Voilà ton histoire, mon fils.

    -          - C’est impossible. Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ?

    -          - Je voulais que tu gardes ton insouciance le plus longtemps possible. Je voulais te voir heureux et épanoui.

    -          - Est-ce pour cela que j’ai été élevé différemment des autres ?

    -          - En partie oui. La jeune fille qui t’es destinée ne devait pas être de notre monde. Pour avoir une chance que ça réussisse il fallait qu’elle soit humaine. C’est pour ça que j’ai essayé de t’élever comme ils le font avec leurs enfants pour que tu puisses comprendre l’autre monde lorsque tu partiras à sa recherche.

    -          - Une humaine ? Je sais maintenant pourquoi je la trouvais différente.

    -          - Est-elle jolie ?

    -          - Oh oui très. Mais l’autre monde est vaste comment je vais la retrouver ?

    -          - Regarde les détails de tes rêves, il y a surement des indications.

    -          - Est-ce que c’est la magie qui me pousse vers elle ?

    -          - Non . La magie t’a aidé à la trouver pour le reste laisse-toi guider. Si elle est ton âme sœur tu le sauras dans ton cœur à ton premier regard sur elle.

    Je quittais ma mère encore étourdi de tout ce que je venais d’apprendre. J’étais également soulagé de savoir que je tombais nuit après nuit amoureux de quelqu’un de réel. Il fallait que je me concentre sur mes rêves, je voulais la retrouver.

    Je suis allé dans la cabane en haut des arbres non loin de la maison. C’est là que j’allais me ressourcer. Personne n’avait le droit de me déranger pas même mes amis. Je me concentrais, vidais mon esprit. J’ai fait appel aux arbres et au vent et à la magie pour m’aider à me souvenir de mes rêves. Elle m’apparut enfin, elle était avec des gens plus âgés, elle visitait des lieux, faisait des excursions, Puis elle m’est apparue dans une forêt assise sous des arbres lisant un livre. Je me concentrais sur ce qu’il y avait autour d’elle. Mon rêve était récent  il datait de la nuit dernière. J’ai vu un nom, une ville. Enfin je vais pouvoir la rencontrer.

     

     


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  • Et si c'était Max qui racontait son histoire !

    (un clin d'oeil à Midnight Sun évidemment)

     

     

     

    CHAPITRE 1

     

    Il était 3 heures du matin lorsque je me suis réveillé en sursaut. Je parcourais la pièce pour savoir si je me trouvais dans ma chambre. Que m’était-il arrivé ? Ce rêve, ce rêve étrange, cette jeune fille qui était-elle ? J’avais le cœur battant et je me suis levé me dirigeant vers la fenêtre histoire de prendre l’air. Je réfléchissais essayant de reprendre mes esprits. Jamais je n’avais fait un tel rêve, par moment j’ai eu l’impression que je pouvais la toucher. C’était impossible, je l’aurais déjà remarqué si elle faisait partie de mon peuple, elle est si belle. Elle ne quittait pas mon esprit je voyais ses cheveux bruns et ses magnifiques yeux verts émeraude. J’avais le sentiment qu’il fallait que je la retrouve, qu’elle m’attirait vers elle.

    Je  secouais la tête ce n’était qu’un rêve. Je retournais me coucher. J’ai mis mes mains derrière ma nuque et j’ai regardé le plafond, toujours songeur. Pourquoi cette nuit justement ? Cette nuit j’ai 17 ans et nous sommes le 21 juin.

    Lorsque j’ai ouvert les yeux il faisait jour, j’avais mal dormi. Quelqu’un était assis là non loin de moi comme à chacun de mes anniversaires.

    -          - Bonjour maman.

    -          - Joyeux anniversaire, mon fils.

    -          - Merci. Mais tu aurais pu attendre que je me lève. J’ai 17 ans et tu n’as plus à surveiller mon sommeil, lui dis-je en souriant.

    -          - Tu sais très bien que je veux être la première à te souhaiter ta venue au monde. J’aime te regarder et faire le bilan des années passées.

    -          - Oui mais quand même un jour je partirais, je me marierais. Il va falloir que tu te fasses à l’idée.

    -          - A ce moment là je saurais que quelqu’un d’autre veille sur toi. Et en parlant de ça justement tu as une petite amie ?

    Je ne voulais pas lui dire que celle que je désirais était une fille que je venais de voir en rêve. Elle se serait inquiètée.

    -          - Non. Pas de petite amie maman. Et si tu penses à Evguénia tu oublies tout de suite. C’est une amie.

    -          - Je sais mon grand. Je crois qu’il vaudrait mieux que tu lui en parles car d’après ce que j’ai entendu dire elle est persuadée qu’un jour elle sera ta femme.

    -          - Je ne veux pas lui faire de peine.

    -          - Attendre sera encore plus dur pour elle. Bon je vais retourner à mes obligations, à moins que tu  aies quelque chose à me dire. Tu étais très agité dans ton sommeil, tout va bien ?

    -          - S’il te plait arrête de t’inquiéter, je vais bien je te le promets.

    Elle m’embrassa tendrement et quitta ma chambre majestueusement. Il fallait que je me dépêche les autres vont m’attendre. Je savais qu’ils me préparaient quelque chose, ils étaient aussi prévisibles que ma mère.

    J’avançais dans la forêt, je respirais profondément. Je sentais les forces revenir me faisant oublier cette mauvaise nuit. Au loin des murmures, enfin pour moi ce n’était pas des murmures  je les entendais clairement. Mes amis étaient là comme tous les jours. Il y avait Soren un garçon pétillant, blond aux yeux bleus, il rêvait de partir à l’aventure dans l’autre monde. Edwald n’avait pas les mêmes rêves que Soren, il ne désirait qu’une chose qu’Evguénia tombe amoureuse de lui. Evguénia était la seule fille de notre petit groupe, elle avait de longs cheveux roux. Depuis très très longtemps nous sommes tous les quatre inséparables mais avec l’âge nos relations voulaient prendre d’autres chemins. Pour l’instant ça ne gâchait pas notre amitié mais est-ce que ce sera toujours le cas lorsque j’aurais parlé à Evguénia ? Ma mère avait raison il fallait que j’ai une explication avec elle. Je ne pouvais pas la laisser espérer quelque chose qui n’arrivera jamais.

    -          - Joyeux anniversaire, dirent en chœur mes amis.

    -          - Merci. Alors qu’est-ce que vous complotez cette fois ?

    -          - Nous partons en excursion pour la journée, me dit Soren.

    -          - Ce n’est pas mon idée, me dit Evguénia.

    -          - Vous pouvez m’emmener à l’autre bout du monde ça m’est complètement égal du moment que nous passons cette journée ensemble.

    Après quelques heures de marche nous sommes arrivés à la cascade. C’était un endroit magnifique et magique. Tout était si luxuriant. La cascade tombait dans une étendue d’eau limpide et transparente. Nous aimions beaucoup nous retrouver ici et nous nous sommes baignés pendant longtemps, chahutant, plongeant et riant.

    Nous avons passés une excellente journée mais il fallait que l’on rentre. Ce soir j’avais moi aussi des obligations, mon repas d’anniversaire avec ma mère, mon oncle Aldaron ainsi que quelques autres personnalités importantes de mon peuple.

     


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    Voilà mon histoire est terminée.

     

    J'espère qu'elle vous a plu.

     

    Mes personnagages vont me manquer mais comme vous avez pu le constater j'ai laissé une ouverture au cas où dans quelques temps j'aurai envie de les retrouver.

     

    Mais je prépare une petite surprise que je mettrais en ligne dans quelques temps.

     

    Merci et à très bientôt !

     

     

     
     
     
     
    Voici l'adresse d'un nouveau blog où je vais mettre mes nouvelles fictions.
    Bonne lecture.
     
     
    http://mesautresfictions.kazeo.com/

     


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    Epilogue

    Cela fait un mois que tout est terminé. Et vous n’allez pas me croire je suis en route pour l’aéroport. Je vais passer le reste des vacances  parmi le peuple de Maximilien. Il veut me présenter officiellement.

    Les funérailles de ma grand-mère étaient très émouvantes. Il y avait énormément de monde surtout des êtres surnaturels. Je n’arrive toujours pas à croire qu’elle n’est plus là pour veiller sur moi. Elle me manque beaucoup.

    En plus d’Edwald et d’Aldaron , nous avons aussi pleurer la mort d’Artanis la fée. Gus quant à lui a perdu plus des trois quarts de sa meute, c’est un coup dur pour lui. Nous ne l’avons pas revu même après la bataille. Christopher nous a dit qu’il réapparaitra lorsqu’il sera prêt, lorsqu’il aura fait le deuil de ses compagnons. Apparemment il y a eu pas mal de perte chez les vampires ainsi que chez les fées. L’alliance est terminée. La reine est partie depuis longtemps, elle tenait à ramener elle-même les corps de ses gardes ainsi que celui de son frère et de notre ami Edwald.

    Soren est avec Tess. Ils se sont trouvés un petit logement près du centre de Bothell. La grande prêtresse a fait en sorte que son vœu de vieillir lui soit accordé. Il a toujours ses quelques pouvoirs elfiques mais il doit garder le secret et ne doit en aucun cas utiliser la magie.

    Mes parents étaient tellement heureux de me savoir en vie qu’ils n’ont pas fait de scandales lorsqu’ils on su que j’étais enceinte. En tant normal j’aurais eu du mal à accepter ce fait à mon âge mais plus j’y pense et plus je me dis que ce n’est pas moi qui est sauvée Max mais notre enfant puisque c’est  le secret que je lui ai soufflé à l’oreille et qui lui a permis de revenir vers moi.

    Nous avons décidé de vivre dans mon monde. Nous irons passés nos vacances parmi les elfes à part pour Noël car Max veut absolument que nous le fêtions dans le monde des humains. A la rentrée il ira à l’université que nous avions choisi avant la fin de l’année scolaire. Moi je suivrais mes cours par correspondance pour cette année, Max m’aidera. Nous ne voulons pas rester dans la grande maison trop de mauvais souvenirs l’entourent. La reine Célébrian nous a trouvé une jolie maison à mi chemin de Bothell et de l’université, je l’adore. J’ai déjà beaucoup d’idées sur son aménagement.

    -          - Tu es prête ma princesse, nous allons embarquer.

    -          - Oui, nous sommes prêtes.

    -          - Tu es toujours aussi sûre de toi ?

    -          - Bien sûr, je le sais. Tu devrais te faire à l’idée que tu auras dans quelques mois une fille mon amour.

    Il me prit dans ses bras et m’embrassa tendrement. Plus rien ne pourra nous séparer.

     


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  • Chapitre 80

    Inconscience.

    Pourquoi avais-je encore basculé dans l’inconscience ? Je voulais échapper à quelque chose. Je n’arrivais pas à me souvenir de ce que ça pouvait être. Il fallait que j’ouvre les yeux mais je ne le voulais pas, je ne voulais pas que la réalité me saute à la figure.

    -          - Ma princesse réveille-toi. Tout est terminé, je suis là avec toi. Soren est parti chercher tes parents et Tess. Tu entends ?

     

    Je le sentais désespérer et inutile. Je sentais dans sa voix énormément de fatigue. J’ai décidé de lui parler par la pensée, ouvrir les yeux m’était impossible pour le moment.

    Maximilien

    Ma princesse, je t’entends enfin.

    Ça fait longtemps que je suis inconsciente ?

    Depuis plusieurs heures.

    Maminette ? Comment va ma grand-mère ?

    Elle….. elle est morte ma princesse. Je suis désolé.

    Non ! Pas Maminette !

    J’avais encore tellement de choses à lui dire.

    Je le sais ! Christopher te parlera quand tu seras prête.

    Il est temps pour toi d’ouvrir les yeux et de faire face à toutes ses réalités.

    C’est dur tu sais.

    Oui. Très dur.

     

    J’ai ouvert les yeux tout doucement. Max me souriait. Il ne souriait pas parce qu’il était heureux mais pour me donner du courage. Pour me faire comprendre qu’il était là à mes côtés et cette fois-ci pour toujours. Delduwath était mort et la prédiction avec lui.

    La grande prêtresse entra dans la chambre. S’approcha de moi et de Max.

    -          - Est-ce que je peux te prendre la main jeune Lize ? me demanda-t-elle.

     

    Je lui fis un signe d’acceptation de la tête. Elle me prit la main et ferma les yeux. Je restais silencieuse, je n’osais ni bouger ni poser des questions. Max aussi la regardait mais il me semblait qu’il comprenait ce qu’elle faisait.

    -          - Grande prêtresse comment va le bébé ?

    -          - Le quoi ? dit une voix que je reconnaitrais entre mille et qui venait de faire éruption dans ma chambre, mon père.

     

     


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