• Chapitre 69

    Etrange visite.

     

    Lorsque je me suis réveillée j’étais seule dans la chambre. Maximilien n’était plus là. Je me suis préparée rapidement. C’était la première fois qu’il me laissait alors que nous étions ensemble.

    J’allais ouvrir la porte à la hâte lorsque je me suis arrêtée brusquement devant le garçon que j’aimais portant un plateau.

    -          - Je voulais te faire une surprise ma princesse, mais je vois que tu es déjà prête, me dit-il déçu.

    -          - Oh Max ! Je suis désolée. J’ai paniqué de ne pas te voir à mon réveil.

    -          - Ce n’est rien. Nous allons qu’en même profiter tranquillement de ce petit déjeuner. A moins que tu ne veuilles retrouver les autres dans la cuisine ?

    -          - Non. Nous irons les rejoindre tout à l’heure. Allons nous installer sur le lit et laisse-moi regarder ce que tu m’as préparé.

    -          - Mouais ! Il va falloir que tu sois indulgente. Je n’ai pas l’habitude de cuisiner.

    -          - Il va falloir que je t’apprenne. Tu sais c’est bien de faire des choses normales et de les partager avec la personne que l’on aime. Donc c’est décidé, nous cuisinerons tous les deux très bientôt.

    Mais au moment où je disais ces mots ma tristesse a rempli mon cœur. Est-ce que nous aurons le temps avant le 21 juin de faire des choses normales ? Maximilien a posé le plateau et m’a pris dans ses bras, il savait ce qui m’avait traversé l’esprit.

    -          - Je t’aime ma princesse. Je t’aime depuis le jour où je t’ai vu dans mes rêves. Je ne partirais pas avec mon père j’en suis certain. Tu es ma force, mon envie de vivre. Je me battrais pour rester auprès de toi.

    -          - Je t’aime aussi Max. Je t’aime depuis notre premier regard le jour où tu es descendu de la voiture à ce camp de vacances. Et moi aussi je me battrais pour te garder. Notre histoire ne peut pas s’arrêter comme ça.

    On a frappé à la porte. C’était Tess. Elle venait nous annoncer que la reine était arrivée plus tôt que prévu et qu’elle désirait nous voir immédiatement.

    Tant pis pour le petit déjeuner.

    Max m’entraina avec lui dans le salon. Debout nous tournant le dos se trouvait une femme. Elle regardait à l’extérieur. Elle ne s’est pas retournée à notre entrée, je me demandais qui elle pouvait être.

    Célébrian s’avança vers nous avec un large sourire. Elle nous prit dans ses bras et nous embrassa.

    -          - Mes enfants, vous m’avez tellement manqué.

    J’aimais de plus en plus la mère de Max, elle était tellement rayonnante. Je comprenais maintenant pourquoi Max était comme ça.

    Maximilien était anxieux. Il se posait des questions.

    -          - Quoi ? Cette charmante dame est la prêtresse dont tu me parlais ?

    -          - Mon fils, tu as beaucoup de mal à cacher tes pensées à ta jeune épouse. Elle attend justement que tu la lui présente. J’ai pensé que ce serait bien pour Lize de la rencontrer. Elle avait hâte de pouvoir avoir une discussion privée avec elle et contre toute attente a demandé si elle pouvait se joindre à nous pour ce voyage.

    -          - Viens Lize. Ne la faisons pas attendre.

    Max s’approcha me tenant toujours par la main. Elle se tourna vers nous et me regarda. Max s’inclina devant elle.

    -          - Grande prêtresse, je vous présente mon épouse Lize.

    -          - Bonjour Maximilien. Je suis heureuse de te revoir. Ton épouse est très belle et je sens en elle beaucoup d’émotions et surtout beaucoup d’amour à ton égard. Malheureusement le temps nous est compté et il me faut avoir un entretien avec toi jeune Lize enfin si tu le désires évidemment.

    -          - Oui. Puisque c’est nécessaire et si ça peut nous aider Max et moi alors j’accepte de vous suivre.

    J’ai suivi la grande prêtresse vers le bureau d’ Aldaron sous le regard de toutes les personnes réunies autour de nous.

    Maximilien me rassurait par la pensée. Il était confiant.

    Nous nous sommes installées face à face dans les fauteuils qui se trouvaient là. Elle me regardait sans doute pour me juger.

    -          - As-tu des questions à me poser ?

    -          - Oui. J’ai besoin d’avoir certaines réponses pour pouvoir avancer sereinement vers mon avenir.

    -          - Tu ne vieilliras pas si c’est ce qui te préoccupe. Ton destin est d’être avec notre prince, alors si vous résistez tous les deux à la date du 21 juin vous serez éternellement unis.

    -          - Et si nous ne résistons pas au 21 juin ?

    -          - Ça concerne ta deuxième question n’est-ce pas ? Alors si c’est toi qui est tué Maximilien mourra également, il ne pourra pas survivre à son chagrin. Si c’est lui qui disparait tu survivras, mais tu souffriras de son absence tout le reste de ta vie d’humaine. Je ne peux pas t’en dire d’avantage pour l’instant l’avenir est encore flou. Quelque chose peut changer mais je ne sais pas ce que ça peut être. Je ressens chez toi une force que tu ne comprends pas. Tu es plus courageuse que tu ne veux bien le croire. Crois en ton amour. Ensemble vous pouvez faire de grandes choses. Vous êtes très puissants, apprenez à utiliser votre lien comme un seul et même esprit.

    -          - Je peux  vous poser une autre question ?

    -          - Oui, bien entendu.

    -          - C’est la première fois que vous quittez votre monde. Pourquoi l’avez-vous fait ?

    -          - J’avais le désir de te rencontrer. J’ai vu que tu t’inquiétais pour certaines choses et il fallait que tu sois sereine et forte pour réussir ta destinée. Il va se passer quelque chose d’important pour le futur de notre peuple. Toi et Maximilien vous êtes notre avenir. Vous devez réussir pour le bien-être des deux mondes.

    -          - Mais j’ai peur. J’ai peur pour tous ceux que j’aime. Vous comprenez ?

    -          - La peur est une force, il faut juste arriver à la contrôler. Sers-toi de cette peur pour concentrer ton énergie. Pour les gens que tu aimes nous les mettrons en sécurité. Maintenant je te demanderais de me laisser, le jeune Soren  a demandé à me voir, je ressens son anxiété.

    -          - Bien sûr ! Merci d’avoir répondu à mes questions. Et ça me touche vraiment que vous ayez fait le voyage pour me rencontrer.

    -          - Tu as le cœur pure jeune Lize. Maximilien ne pouvait pas choisir mieux que toi comme épouse.

    Soren attendait. Il était nerveux. Que lui arrivait-il ? Pourquoi voulait-il rencontrer la grande prêtresse ? Est-ce que ça concernait ma meilleure amie ?

    Maximilien est venu me rejoindre. Il ressentait mes humeurs et savait que j’avais eu les réponses à mes questions. Il me prit dans ses bras et m’embrassa tendrement. A ce moment nous étions seuls malgré le fait que le salon était bourré de monde.

     


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  • Chapitre 68

    Une chose s’est produite.

     

    L’après-midi touchait à sa fin lorsque nous avons rejoint les autres.

    Cette fois-ci c’est Soren qui m’expliquait que nous nous allions faire un autre exercice. Il y avait devant nous une plante. Elle était assez mal en point. Il me demanda de concentrer mon énergie au bout de mon index mais en douceur cette fois-ci comme le courant régulier d’une rivière. De m’imaginer comment serait cette plante si elle était en bonne santé, et de poser  délicatement mon doigt sur une de ses feuilles. Et c’est avec les cris de joie de Tess que j’ai vu cette plante reprendre vie et faire apparaitre de jolies fleurs blanches débordantes de parfum. J’avais réussi, c’était comme il l’avait montré à mon père. C’était à la fois magique et ennivrant. Et cette fois-ci ça ne m’avait pas épuisé, j’étais en pleine forme. Je regardais les autres souriante.

    -          - Max, je vois que tu n’as pas fait que de la regarder dormir, lui dit Soren d’un air amusé. D’ailleurs la preuve regarde Lize rougit !

    -          - Et toi qu’as-tu fait pendant leur absence avec Tess ? lui dit Edwald en riant, et pendant que j’essayais de trouver une plante en mauvaise santé pour ton exercice.

    Cette fois-ci c’était au tour de Tess de rougir. Nous avons tous éclaté de rire. Ça faisait du bien de décompresser. Les exercices ont repris. Max et moi nous étions au même endroit que le matin. Cette fois-ci il voulait que l’on appelle le vent. Avec son aide tout m’était si facile. Une brise légère a soulevé  mes cheveux et caressé mon visage. Je savais que c’était Max qui le dirigeait à cet instant car il aimait me caresser les cheveux. C’était comme si il y avait une main invisible. Puis il m’a demandé de lui donner la main et là c’était comme si nous étions à l’intérieur d’une mini tornade. C’était extraordinaire et terrifiant à la fois. Je ressentais les pensées de Max et écoutais les ordres qu’il donnait au vent.  Mais ces mots étaient elfiques bizarrement je les comprenais. Puis se fut le silence, le calme. Max me demanda de reproduire ce qu’il avait fait en m’encourageant par la pensée. Nous nous tenions toujours la main. Et j’ai répété dans mon esprit tous les mots qu’il avait prononcé un peu plus tôt. Le vent nous entourait, dansait autour de nous. J’avais réussi à communiquer avec le vent, bien sûr ce n’était pas aussi intense qu’avec Max mais il avait obéi à mes paroles.

    -          - Nous reprendrons demain, rentrons. Edwald nous attend il a quelque chose à te montrer.

    -          - Encore un exercice ? ça ne peut pas attendre demain ? J’aimerai passer une soirée normale. S’il te plait.

    -          - J’y compte bien mais tu n’auras rien à faire, juste à regarder.

    -          - Et après c’est terminé ?

    -          - Oui ma princesse, me dit-il en me prenant dans ses bras et me faisant tourbillonner.

    Nous nous sommes tous installés dans le salon. Edwald restait debout. Il ouvrit un long coffret et en sorti une épée. J’allais voir de plus près cette arme, elle brillait et sur le manche il y avait des gravures et une pierre de couleur sur le bout. La lame paraissait tranchante. Je me demandais comme il pouvait se battre avec quelque chose d’aussi imposant, elle devait peser lourd. Il nous expliqua que personne ne savait de quelle matière elle était faite. Les elfes qui étaient chargés de les fabriquer gardaient le secret et même la reine Célébrian ne devait pas le savoir. La plupart des elfes ont une épée. C’est pourtant un peuple pacifique mais c’est une tradition, chaque elfe avant le passage à l’âge adulte rend visite à ces forgerons qui ont les aptitudes à savoir qu’elle est l’épée qui ne fera qu’un avec nous. Chaque épée est unique et personne ne peut s’approprier l’épée de son voisin, de son ami, de son frère, …

    Cependant lorsqu’il approcha l’épée de moi afin de mieux nous montrer à quoi elle ressemblait les écritures gravées se mirent à luire devant moi. Max et Soren se levèrent brusquement pour voir ce qui se passait. Max avait le front plissé, il était inquiet.

    -          - Qu… qu’est-ce que ça veut dire Max ? lui demandais-je apeurée.

    -          - Je ne sais pas ma princesse. C’est la première fois que ça arrive.

    -          - Mais….

    -          - Je sais, il faut que l’on comprenne ce qui vient de se passer et le plus rapidement possible. Reste là avec les autres ma princesse il me faut communiquer avec ma mère immédiatement.

    Il fit volteface et partit rapidement en direction d’une pièce qui était si mes souvenirs sont bons le bureau d’Aldaron. Je sentais de l’inquiétude dans le regard de Soren et Edwald. Tess ne savait pas quoi en penser, je crois qu’elle avait surtout peur. Elle avait également peur de me regarder.

    Qu’est-ce qu’il m’arrivait ?

    Il a fallu attendre une heure avant de voir réapparaître Maximilien. Il était épuisé. Parler avec sa mère avait dû lui prendre beaucoup d’énergie. Il était plus serein ce qui m’a permis de reprendre un peu mon calme.

    Soren et Edwald attendaient des explications mais n’osaient pas le demander directement car évidemment Maximilien était leur supérieur.

    -          - Max, tu as une explication ? lui demandais-je.

    -          - En partie oui. Mais tu auras tes réponses à tes questions demain. Ma mère vient nous rejoindre, avec ce que je viens de lui apprendre elle a précipité son départ d’une semaine. Elle pourrait être là demain matin mais il faut qu’elle s’occupe de quelque chose d’important et donc ils arriveront dans l’après-midi.

    -          - Ils ?

    -          - Oui, mon oncle sera avec elle, ainsi qu’une vingtaine de gardes.

    -          - Ça ne va pas passer inaperçu tout ce monde, dit Tess.

    -          - Nous avons l’habitude de nous fondre parmi les humains, ne t’inquiètes pas pour ça, lui répondit Soren.

    Nous sommes restés là encore un moment afin d’organiser au mieux la journée du lendemain avant d’aller nous coucher.

    J’étais anxieuse, je ne disais pas un mot. J’avais besoin d’une douche, l’eau chaude sur ma peau me réconforterait. J’avais du mal à sortir, l’eau chaude m’avait apaisé. J’étais bien, détendue. Il fallait que je retourne dans la chambre, Maximilien devait m’attendre. Mais au moment de fermer les robinets une main a arrêté mon geste. Max était là, il m’avait rejoint.

    -          - Je ne pouvais plus attendre plus longtemps ton retour, ma princesse, me dit-il d’une voix suave.

    Et je me suis laissée aller sous ses baisers et ses caresses.

    Une fois sous nos draps et dans les bras de Max, je me suis décidée à lui poser une question.

    -          - Est-ce que je me transforme en monstre, en quelqu’un de méchant ? Est-ce que je pourrais te tuer au lieu de te sauver ? J’ai peur de te perdre, que tu t’éloignes de moi.

    -          - Chut ! Ce n’est rien de tout ça. Il  est hors de question que je m’éloigne de toi. Tu ne vois pas à quel point nous ne faisons qu’un.

    -          - Mais j’ai vu vos visages. Et puis tu es parti immédiatement. C’est grave, je le sens. Pourquoi as-tu fermé ton esprit ? Tu ne veux pas que je sache la vérité ? lui dis-je en pleurant.

    Et comme pour lui-même, dans un souffle.

    -          - J’avais dit à ma mère que je ne pourrais pas. Et te voir pleurer me fait mal. Lize, tu ne deviens pas quelqu’un de méchant, tu….. tu deviens quelqu’un de puissant.

    -          - Comment ça puissant ?

    -          - Tu as une aptitude supplémentaire. Une aptitude que je n’ai pas. Du moins pas encore, je l’aurais si un jour je remplace ma mère à la tête du royaume.

    -          - Quelle est cette aptitude ?

    -          - Cette fois-ci tu vas attendre demain. C’est à ma mère de te l’expliquer.

    Il me caressa les cheveux et me fredonna sa douce mélodie. Je voulu résister mais la journée avait été longue et riche d’expérience. J’étais épuisée.


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  • Chapitre 67

    Début des entrainements

     

    La matinée était belle et chaude. Nous nous tenions devant la maison. Je la regardais, toujours aussi admirative d’une telle demeure. Maximilien m’accompagna dans sa chambre. Cette fois-ci c’est moi qui aie déposé mon nécessaire de toilette dans la salle de bains.

    -          - Es-tu prête ma princesse ?

    -          - Prête pour quoi ?

    -          - Et bien pour ton entrainement intensif.

    -          - Ah oui ! Mon entrainement, lui dis-je tristement.

    Il vint vers moi, me prit dans ses bras.

    -          - Il faut que tu sois prête. Mais tu sais très bien que je vois à quoi tu penses. Et je te le promets nous passerons du temps à autre chose. J’en ai envie autant que toi. Cette semaine a été très longue. J’aimerai tellement passer mes nuits avec toi dans mes bras.

    -          - Tu as intérêt à tenir tes promesses, lui dis-je les yeux brillants. Par quoi on commence ?

    -          - Par  de la théorie, viens près de moi.

    Et il m’attira sur son lit, s’allongea et me tendit les bras pour que je m’y blotisse.

    -          - Je vais tout d’abord t’apprendre l’étendue de mes aptitudes. Comme tu le sais je ressens tes humeurs et seulement les tiennes. Je te parle par la pensée et bien évidemment tu as déjà vu ce que je pouvais faire avec le halo de lumière. Je me ressource grâce à la nature surtout les arbres. Je suis très rapide et je peux m’éclipser et réapparaître à un autre endroit. J’ai l’ouïe très fine et peux entendre à une certaine distance, tu te rappelles le jour où tu t’es disputé avec ton ami.

    -          - Est-ce que tous les elfes ont ces aptitudes ?

    -          - Pour les humeurs de leur partenaire oui. Tu sais depuis ton séjour chez ta grand-mère qu’ils se ressourcent également de la même façon que moi. Leur halo de lumière est moins puissant mais tout aussi efficace pour chasser les démons. Edwald a des pouvoirs particuliers depuis qu’il est un garde royale. Il peut appeler à lui le feu.

    -          - Le feu ? Mais à quoi ça peut lui servir ? Il fait exploser ses adversaires ?

    -          - Non pas tout à fait, il peut par des mots dans notre langue embrasé une flèche par exemple.

    -          - Une flèche ? ça ne fait pas un peu trop « Robin des bois » ?

    -          - Ma princesse, tu as une imagination digne des plus grands contes de fées.

    -          - Ne te moque pas. Je disais ça comme ça. A part les arcs qu’elles sont les autres armes que vous utilisez ?

    -          - Les épées. Je te montrerais tout à l’heure. Elles sont particulières, elles ont été forgées dans un métal et seuls quelques elfes connaissent le secret de leur fabrication.

    -          - Est-ce que tu sais appeler le feu ?

    -          - Non moi c’est le vent. Toi aussi tu as ce don, je l’ai senti lorsque nous avons touché la première fois le vieux chêne. Tu as senti la brise qui nous entourait ?

    -          - Oui. Ça me l’avait fait également lorsque l’arbre m’a donné mon don.

    -          - Très bientôt il te faudra apprendre à l’appeler par la pensée et à lui donner des ordres.

    -          - Des ordres au vent ? Pour quoi faire ?

    -          - Pour chasser ton odeur lorsque tu veux surprendre les éventuels ennemis. Chasser le feu ou le diriger vers un objectif précis.

    -          - Et tu crois que je vais pouvoir le faire ?

    -          - Oui, et aussi concentrer et diriger ton énergie, ton halo de lumière. Je peux tellement concentrer mon énergie que je pourrais tuer quelqu’un rien que par le touché comme si je l’électrocutais.

    -          - Tu as déjà tué quelqu’un ?

    -          - Non ma princesse. Je n’ai fait que repousser les ombres, qui ne peuvent pas traverser ma lumière étant donné qu’elles sont des êtres des ténèbres.

    -          - Serais-tu capable de tuer ?

    -          - Pour te sauver oui. Aller viens, allons à l’extérieur, les autres doivent nous attendre.

    -          - Déjà ?

    -          - Courage, ma princesse, avec notre aide, tu y arriveras !

    Maximilien m’a d’abord entrainé vers un arbre et m’a demandé de me ressourcer comme me l’avait appris son oncle.

    Ensuite nous nous sommes dirigés vers une toute petite clairière entourés d’arbres où nous attendaient nos amis. Tess me sauta dessus comme à son habitude, elle était excitée.

    -          - Oh Lize, je suis tellement contente d’être avec vous. Et puis j’ai envie de voir de quoi tu es capable.

    -          - Tess, laisse-la un peu tranquille, tu vas la déconcentrer, lui dit Soren en riant.

    Je crois que c’est son côté impulsif qui plaisait autant à Soren.

    Edwald s’approcha.

    -          - Lize tu vas respirer régulièrement comme pour te ressourcer et tu vas vider ton esprit ensuite tu écouteras par la pensée Maximilien qui te guidera et te dira ce que tu dois faire.

    J’ai hoché la tête et exécuté les conseils qu’il m’avait donné. Nous étions maintenant seuls Max et moi au milieu de cette clairière. Je fermais les yeux afin de me concentrer. J’entendais la voix de Maximilien qui me rassurait. Lorsqu’il a senti que j’étais prête il m’a demandé de me concentrer sur ma main, de pousser mon énergie à aller vers elle. Je la sentais parcourir mon corps et aller vers ma main.

    Max me demanda d’ouvrir les yeux. Je regardais ma main et je fus stupéfaite de voir que je tenais une boule de lumière si brillante qu’elle me faisait mal aux yeux. Je regardais Maximilien il était ravi, il tenait également une boule mais un peu plus grosse que la mienne.

    Tess applaudissait alors que Soren l’empêchait de me déconcentrer mais ça m’était égal je connaissais ma meilleure amie. J’étais heureuse finalement qu’elle soit là, elle me permettait de rester un peu plus humaine.

    Il a fallu que je recommence plusieurs fois l’exercice jusqu’à ce que je sache l’exécuter sans l’aide de Max. J’étais épuisée.

    Nous sommes repartis vers la maison afin de prendre un repas bien mérité et pour que je puisse me reposer. J’ai dû m’endormir car lorsque j’ai ouvert les yeux j’étais dans la chambre de Maximilien. Son regard attendri était posé sur moi.

    -          - Ma princesse, tu vas bien ? Je suis désolé tu as perdu beaucoup de force ce matin. Tu t’es endormie contre moi lorsque nous étions à table et je t’ai transporté jusqu’ici.

    -          - C’est moi qui suis désolée, je ne vais pas pouvoir te servir à grand-chose si je m’épuise au moindre exercice.

    -          - Tu apprendras à résister et par la force de tes aptitudes tu n’auras plus besoin de toucher les arbres pour te ressourcer ils le feront d’eux-mêmes.

    J’avais envie de ses baisers, des ses caresses. Je me blottie dans ses bras, mes humeurs étaient plutôt coquines. Ses yeux brillaient nous avions les mêmes pensées.


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  • Chapitre 66

    Apprendre ce que je suis.

     

    Il nous faut retourner au lycée. Les examens sont pour la semaine prochaine. Je dois travailler. Je dois prouver à mes parents que malgré tout ce qui s’est passé je suis quelqu’un de sérieux et que j’aurai mon diplôme. Lorsque Maximilien est parti hier soir je me suis sentie perdue, cela faisait plus d’une semaine que l’on ne s’était pas quitté. Ses bras me manquaient, ses baisers, ses caresses également. Avec Maminette nous avons préparé le repas, je crois qu’elle voulait m’éloigner de cette pièce où mes parents se trouvaient, juste pour un moment. Pendant le repas l’atmosphère a été lourde, chacun a mangé sans dire un seul mot. Ma grand-mère me faisait cependant quelques sourires et quelques clins d’œil pour me rassurer et me faire passer le message que tout ira bien. J’étais tellement heureuse de l’avoir à mes côtés.

    C’était dur mais elle avait raison, mes parents devaient être au courant. Il y a des choses que je ne pouvais plus leur cacher.

    Lorsque je suis descendue mon père était comme  tous les matins déjà parti à son travail. Maminette et ma mère était à la cuisine et discutaient. J’hésitais à entrer dans la pièce.

    -          - Viens mon trésor, ton petit déjeuner est prêt.

    Je n’avais plus le choix, j’avançais tout en essayant de prendre un air détendu.

    -          - Je ne voulais pas vous déranger. Maman il ne fallait pas te donner tout ce mal pour me faire des crèpes.

    -          - Et ta grand-mère t’a fait ton chocolat comme elle a l’habitude de te le préparer lorsque tu es chez elle.

    -          - Merci. Je ne sais pas quoi dire.

    -          - Mange mon trésor, tu vas finir par être en retard.

    C’était bon de voir que ce matin rien n’avait changé.

    Maminette avait eu raison de venir, elle et ma mère s’entendent si bien.

    Tess m’attendait devant la maison avec Soren et Maximilien. Edwald serait absent aujourd’hui, il devait rendre la voiture de location, et en acheter une autre. Ils avaient tous les trois besoin de plus d’indépendance maintenant.

    J’étais heureuse de retrouver Maximilien. Je me suis blottie dans ses bras, il m’avait manqué.

    -          - Tu m’as manqué aussi ma princesse.

    Les journées  étaient longues et ennuyeuses. Nous faisions beaucoup de révisions. Souvent elles se passaient  à la maison. Mon père commençait à se faire à l’idée que j’avais des amis très particuliers. Je pense qu’il était rassuré de nous voir autant travailler. Les garçons avaient d’excellentes aptitudes et une sacrée mémoire. Soren se chargeait d’aider Tess qui avait quelques difficultés avec l’anglais, les auteurs célèbres et leur texte pas toujours facile à comprendre. Edwald nous interrogeait sur l’histoire et pour le reste Max et moi nous nous en chargions.

    Maminette nous apportait des petits biscuits et des boissons de temps en temps.

    Demain enfin le weekend, je vais pouvoir décompresser. Maximilien était songeur. Je sentais dans son humeur un peu d’inquiétude. Avait-il eu de mauvaises nouvelles ? Avant de partir il se dirigea vers mes parents. Oh ! Oh ! Je me sentais mal ! Les humeurs de Max n’étaient pas au beau fixe.

    -          - Je voulais vous demander si Lize pourrait passer le weekend chez moi. Il est temps pour elle d’en apprendre un peu plus sur ses pouvoirs.

    -          - Tu es sûr que c’est pour cette raison, mon garçon ? lui demanda mon père.

    -          - Oui monsieur. C’est la principale raison mais je ne vais pas vous cacher que ce n’est pas la seule.

    -          - Au moins tu es honnête. Mais est-ce que vous ne pourriez pas voir cela après les examens ?

    -          - Andrew on t’a déjà parlé de la prédiction et le 21 juin est dans trois semaines. Lize doit apprendre à se défendre.

    -          - D’ailleurs maman tu ne nous as rien dit sur ce fameux jour. Enfin aucun détail juste que Maximilien pourrait rejoindre son père qui est quelqu’un  de monstrueux et qu’il a une chance de s’en sortir grâce à notre fille. D’après cette foutue prédiction !

    Je regardais Maximilien qui me fit un signe de tête.

    -          - Es-tu vraiment prêt à l’entendre ? lui demandais-je.

    -          - Je préfère savoir que d’être dans l’ignorance.

    Nous leur avons enfin raconté les détails de la prédiction et qui était vraiment le père de Maximilien. Il fallait qu’ils sachent les conséquences, dans le monde des humains comme dans le monde du surnaturel, que ça impliqueraient  si Delduwath  devenait le maître des ténèbres. Il fallait également qu’ils sachent qu’ils pouvaient perdre leur fille à tout jamais, qu’elle pouvait être tuée.

    Mon père était assommé il s’est écroulé sur le canapé. Ma mère est venue le rejoindre. C’était vraiment elle le pilier de la famille. Je m’en rendais compte jour après jour.

    -          - Est-ce qu’il y a une chance ? nous demanda ma mère.

    -          - Oui, lui répondit Maminette. Il y a une grande chance pour qu’ils réussissent. Tout simplement parce que Delduwath ne sait encore rien des pouvoirs de Lize. Ça leur donne un sacré avantage. Et puis il y a tellement de personnes soudées autour d’elle que l’amour et l’amitié peuvent gagner contre le mal. J’en suis certaine. Evidemment je ne vais pas vous cacher qu’il y a des risques c’est pourquoi je suis d’accord sur un point avec Maximilien, il est temps que Lize s’entraîne.

    Mes parents donnèrent leur accord pour que Maximilien vienne me chercher le lendemain matin afin de passer deux jours avec mes amis. Evidemment Tess serait de la partie. Elle avait dit à son père qu’elle partait en weekend. Je n’avais pas très envie d’être l’attraction  du moment mais deux jours avec Max me tentait drôlement.

     


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  • Chapitre 65

    Retour à la maison.

     

    Maminette est venue nous chercher en milieu de matinée. J’étais assez nerveuse mais le sourire de ma grand-mère me redonnait confiance.

    Elle nous expliqua sa conversation de la veille avec mes parents. Je savais que ça n’était pas si simple pour mon père. Il est super mais tellement prévisible et terre à terre, il n’y a que ce qu’il voit qu’il croit.

    Nous écoutions tous ce qu’elle avait à nous dire. Il a été décidé que moi et Max nous allions avec Maminette et que Tess, Soren et Edwald attendraient notre message pour venir nous rejoindre.

    La route n’était pas si longue et je n’ai pas trop eu le temps de mettre mes idées au clair. Max me rassuraient en me caressant la main alors que Maminette me disait que tout se passerait bien.

    Ma mère m’a enlacé en me disant que je lui avais manqué alors que mon père m’a embrassé mais n’a pas sorti un seul mot. Je n’osai pas tenir la main de Maximilien mais je sentais cependant sa présence dans mon dos. Maminette nous poussa vers le salon et s’est assise à nos côtés sur le canapé. Mon père était nerveux et regardait souvent Max.

    C’est ma mère qui comme d’habitude a engagé la conversation.

    -          - Maximilien, je suis vraiment contente que tu sois sain et sauf. Ça a dû être pénible pour toi.

    -          - Oui madame très pénible. Mais tout va bien maintenant.

    -          - Non ! Tout ne va pas bien ! dit sèchement mon père. Tu as mis ma fille en danger en es-tu conscient ?

    -          - Je ne peux pas te laisser dire ça papa. Max n’y est pour rien. C’est moi et moi seule qui a pris la décision d’aller le sauver. C’est moi qui t’aie menti en ne te donnant pas les bonnes raisons pour lesquelles j’allais passer mes vacances chez Maminette. Moi qui aie entrainé Tess avec moi. Je suis la seule à blâmer. Mais tout ça en valait la peine.

    -          - Ma chérie, ton père s’est inquiété c’est tout à fait normal. Et puis il y a beaucoup de choses qui lui trottent dans la tête depuis hier soir, depuis que ta grand-mère nous a raconté certaines vérités.

    -          - Je sais maman. Mais je ne veux pas que papa déteste Maximilien, et surtout à cause de mauvaises raisons.

    -          - Expliques nous tout depuis le début.

    Je leur ai tout raconté, du moins sans rentrer dans les détails et sans leur dire les sentiments intimes qui m’avaient traversé l’esprit au fur et à mesure de l’évolution de la situation avec Maximilien. J’ai parlé de notre rencontre au camp de vacances, au lycée, de l’attaque des ombres, que lui, ses amis ainsi que son oncle étaient arrivés à temps pour me sauver. Alors Maximilien est resté dans la maison avec moi pour ne pas me laisser seule après de telles émotions. J’ai juré à mon père que c’était la première et seule fois qu’un garçon est rentré dans la maison. Et qu’après cette nuit là notre lien a grandi. J’ai été obligé de leur montrer mon tatouage j’ai cru que mon père allait faire une attaque.

    Maximilien lui a expliqué ce qu’il représentait pour son peuple et qu’il ne savait pas du tout que ça allait arriver. Il a ajouté que si il avait pu m’éviter tous ces ennuis il l’aurait fait. Mais c’était comme si lui et moi nous étions des aimants nous ne pouvions plus être loin l’un de l’autre, nous étions des âmes sœurs.

    -          - Tu veux dire que pour ton peuple vous êtes mariés ? lui demanda mon père. Mais pour toi ?

    -          - Pour moi aussi monsieur, elle est ma femme. Je lui dois protection. Tout ce qui m’appartient lui appartient également.

    -          - Vous n’avez que 17 ans. Sarah, aide-moi ! Je n’y arrive plus, je suis fatiguée.

    -          - Malheureusement nous ne pouvons plus faire grand-chose. Laissons-nous du temps pour comprendre et réfléchir à tout ce qui a été dit.

    -          - Je vais appeler Tess, elle doit venir nous rejoindre ici avec Soren et Edwald. Il faut que vous fassiez leur connaissance.

    Quinze minutes plus tard nous étions tous dans la maison de mes parents. Soren et Edwald se sont montrés charmants et Edwald leur a expliqué en quoi consistait sa nouvelle fonction de garde royale. Soren a tenu à montrer à mon père que les elfes pouvaient faire revivre des plantes grâce à leur pouvoir. Il était l’heure pour Tess de rentrer chez elle, Soren a tenu à la raccompagner mais avant il devait déposer Edwald.

    Mon père s’était un peu détendu mais je le sentais encore très contrarié. Ma mère discutait avec Maminette disons plutôt qu’elle la harcelait de questions sur telles ou telles créatures, je savais qu’il écoutait tout ce qu’elles se disaient. Prendre conscience qu’il existe un autre monde que le sien n’est pas toujours facile à accepter.

    Max a tenu, avant de repartir, à expliquer à mes parents que lui, ses amis et sa famille feront tout pour que je ne risque rien. Il voulait leur parler aussi d’une dernière chose importante. Je suis et resterai leur fille à tout jamais mais pour le sauver j’avais accepter de mon plein gré que la nature me fasse don de certains pouvoirs et qu’il y avait de grandes chances que ce soit les mêmes que les siens. Il  leur expliqua qu’il ne savait rien de précis, qu’aucun elfe n’était en mesure de l’expliquer vu que dans leur monde c’est la première fois qu’un être comme lui tombe amoureux d’une humaine. Il ferait tout pour que je comprenne et contrôle mes pouvoirs.

    Il  ne leur parla pas du côté immortel des elfes et qu’il fallait que j’apprenne à me défendre avant la prochaine attaque de Delduwath.

    Je regardais cependant mon père. Je sentais les larmes montées, il avait l’air d’avoir vieilli de 10 ans.


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